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ÉTATS-UNIS DE L’AMÉRIQUE DU NORD .
Une autre curiosité naturelle des Etats-Unis se trouve dans leKentucky : ce sont les fameuses grottes de Mammouth, « sou-» terrains extraordinaires, où l’on a constaté jusqu’ici 226 ave-» nues, 37 dômes, 17 lacs, 7 rivières, 8 cataractes, 32 puits» ou plutôt 32 abîmes, dont quelques-uns sont d’une profon-» deur et d’un diamètre extraordinaires. » Il faut citer aussi lespyramides de rochers, de formes bizarres et tourmentées, quisé dressent clans la vallée du Haut-Missouri (Nebraska ) et qui,de loin, ressemblent aux ruines d’immenses cités détruites 1 .
Le parc national des États-Unis.
Les Etats-Unis renferment encore d’autres sites d’une étrangeet merveilleuse beauté. Au N.-O. du territoire de Wyoming ,aux confins des territoires de Montana et d’Idalio, dans lahaute et sauvage région montagneuse d’où rayonnent la Suasse,affluent de la Columbia, le Madison, le Gallatin et la Yellovvstone,affluents du Missouri , s’étend un plateau désert, coupé degorges profondes (canones), de précipices effrayants, de lacs etde cascades, et dominé par de hautes cimes volcaniques quecouronnent des cratères. Les phénomènes les plus extraordi-naires sont les geysers, sources chaudes, jets de vapeur continusou intermittents, qui s’élancent du milieu des rochers par cen-taines avec des grondements terribles. Ces sources bouillantesd’eau vaseuse et sulfureuse jaillissent à des hauteurs qui varientde 2 à 50 pieds, sur une largeur de 5 à 30. La vallée de laFirehole ( Haut-Madison) est le principal théâtre des geysers ;quelques-uns y atteignent des proportions immenses : le Chd-teau-Fort et la Grotte s’élancent à 60 pieds ; le Vieux Fidèle, à125 ; le Géant, à 200 ; la Ruche, à 219. Voici la descriptionque M. le lieutenant Doane, qui accompagnait M. Wasliburndans l’exploration de ces contrées, a donnée du plus imposantde ces geysers :
1. MM. Poussielgue et Deville ont visité les grottes de Mammouth, et enont donné une description dans le l’ourdit Monde (année 1863). — M. E. deGirardin a raconté aussi dans le Tour du. Monde (année 1864), son voyagedans les mauvaises terres du Nebraska . — Nous aurons souvent l’occasion deciter le Tour du Monde; qu’il nous soit permis d’offrir ici notre hommage auxcollaborateurs et à l’éditeur de cet excellent recueil ; sous l’éminente direction deM. lé sénateur Edouard Charton , il a déjà rendu, depuis vingt-deux ans, d’inap-préciables services à la science géographique en la vulgarisant, et conquis du pre-mier coup à juste titre, en France et à l’étranger, un rang élevé dans la faveurpublique. Nous ne saurions trop en recommander la lecture instructive etattrayante aux élèves de nos écoles et à quiconque est encore la dupe de cetabsurde préjugé, que la géographie est chose aride, ennuyeuse, un assem-blage de mots bizarres, bons à fatiguer la mémoire sans profit pour^l’esprit.