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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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178 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

hectares ; plusieurs centaines dhommes périrent ; cent millefurent sans asile; les pertes furent estimées à 1 milliard400 millions. Ce désastre nabattit le courage de personne. Aumilieu des décombres encore fumants, les maçons plantaientleurs piquets, et les architectes tendaient leurs cordeaux. Lesurlendemain, cinq journaux dont le matériel avait été réduiten cendres reparaissaient : lUnion tout entière tint à honneurde relever la cité : deux ans après elle sortait de ses ruines,avec des splendeurs nouvelles et 60 000 habitants de plus.

Les élévateurs. « Si Chicago est en quelque sorte la villereprésentative de louest, son rôle peut être figuré par deuxsortes détablissements, les élévateurs et les abattoirs dits.packing-houses. Ce sont les deux mamelles de louest dsortent sans cesse le pain et la viande. Lélévateur est unvaste édifice sans fenêtres, très élevé, subdivisé à lintérieuren plusieurs étages. Létage inférieur est traversé par unelongue galerie peuvent entrer deux trains conduits pardes locomotives. Les voitures arrivent des dépôts voisins, la compagnie de lélévateur reçoit les blés des diverseslignes des chemins de fer avec lesquels sa gare est en com-munication. Dun côté de lélévateur, coule la rivière deChicago , de lautre un canal qui communique avec cetterivière. Les bateaux peuvent ainsi venir se ranger le longde lédifice aussi facilement que les trains pénètrent à lin-térieur. Quand des voilures chargées de blé y sont entrées,on abaisse la porte latérale des tracs, et le blé roule dansune large rigole qui court tout le long de la voie. Suivons-le dans sa marche. Au haut du vaste bâtiment tourne unaxe de fer mis en mouvement par une machine à vapeurde cent trente chevaux. Cet arbre de couche porte de dis-tance en distance des tambours sapplique une largecourroie sur laquelle sattachent des auges. Celles-ci vien-nent puiser le blé dans la rigole inférieure dont jai parléet lélèvent à létage supérieur. Après quelques tours deroue, le blé est parvenu sous le toit et va se déverser dansune caisse de bois cubique de très grande capacité. Unefois emmagasiné dans cette boîte, il est pesé à la façon desvoitures qui passent sur une balance ; puis on lenvoie dans

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