242 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
ront sous la triple atteinte de la loi américaine , de la concurrencecalifornienne, et de la réprobation morale dont leur doctrine estfrappée * 1 .
lies chemins de fer, les gares, les Uagages,les sleeping-cars.
Le premier chemin de fer américain fut inauguré en 1831,dans l’état de New-York, sur les rives de l’Hudson , où 24 ansplus tôt on avait vu passer le premier bateau à vapeur conduitpar Fulton lui-mème. Cette ligne avait 16 milles de long (en-viron 26 kilomètres). — En 1882 , les États-Unis possèdent139 200 kilomètres de chemins de fer en exploitation, plus dutiers de la somme totale des lignes du monde entier (qui estde 357 035 kilomètres). De 1870 à 1873, une véritable lièvres’était emparée des Américains pour la construction des voiesferrées; en trois ans, ils en établirent 31000 kilomètres. Uneeffroyable débâcle suivit ces entreprises furieuses ; les actionsdu chemin de l’Érié, qui étaient montées à 126 dollars, tom-bèrent à 17, grâce aux manœuvres frauduleuses, au banditisme
en 1876, de 1325; en 1S79, de 1525; en 1881, de 1784 ainsi répartis ^des îlesBritanniques, 860; de Russie, 46; de Suède, 434; de Danemark, 246; dé Suisse ,117; de Hollande, 4; d’Italie, li ; de France , 1.
1. Nous n’entreprendrons pas d’analyser la doctrine des Mormons : elle a étéexposée tout au long dans l’excellent ouvrage de M. Jules Rémy , Nous dironsseulement d’après lui que le mormonisme est en beaucoup de points une con-trefaçon évidente de la Bible , un ensemble d’emprunts à peine déguisés faits àla Genèse, aux livres des Rois, aux Epitres des Apôtres et à l’Apocalypse. Ladoctrine des Mormons admet et encourage la polygamie ; par ses pratiques etses croyances, elle est la négation manifeste des idées, des usages et des mœursde notre siècle. Le Livre de Mormon fut composé vers 1812 par un eertainbergerdu nom de Salomon Spaulding, dont l’imagination avait été éveillée par la dé-couverte d’antiquités américaines, près de New-Salem. Spaulding communiquason roman biblique à ses voisins, et le fit passer pour l’œuvre d’un des derniersdescendants d'une antique race disparue. La Bible d’or — ainsi le désignait-il— fut transmise à un imprimeur de Pit-tsbourg, nommé Paterson, qui ne con-sentit à l'imprimer qu’avec une préface et sons un autre titre. Spaulding refusal’une et l’autre, et le manuscrit, oublié chez Paterson, y fut retrouvé plus tardpar Sidney Rigdom, qui en prit copie. Joê Smith en eut connaissance, s’en renditmaître, le remania, et, avec la complicité de Rigdom, il inventa la légende sui-vante : Un ange lui était apparu et lui avait révélé que depuis dix-huit sièclesl’humanité faisait fausse route ; il lui avait indiqué le lieu où se trouvaient lesplaques métalliques sur lesquelles étaient gravées les nouvelles lois qui devaientrégénérer le monde. Pour lire et traduire ces lois en langue vulgaire, l’angefournit à Smith deux pierres transparentes comme du cristal, l’urim et lethummim. Muni de ces lunettes merveilleuses, qu’il ne montra d’ailleurs à per-sonne, non plus que les plaques étincelantes, Smith déchiffra le texte mysté-rieux. Ainsi fut écrit le livre de Mormon, publié en 1S30 en Amérique , en 1841en Europe .