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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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MEXIQUE . 203

à-dire la même que celle du Ballon d’Alsace , la cime culmi-nante des Vosges, — à Puebla de 2196 mètres, et àMexico de 2274 mètres.

» De la surface du plateau s’élancent quelques montagnesdont plusieurs dressent leur sommet jusque dans la régioninhospitalière des neiges éternelles. Telles sont les deux aupied desquelles sont bâties, du côté du midi, la belle villede Puebla, du côté du nord, la capitale, Mexico , et qui ontxmservé leurs noms aztèques, ristaccihuatl (la femmeflanche) et le Popocatepetl (montagne fumante) ; elles s’é-èvent à 4786 et 5400 mètres; tel, à une faible distance dedexico, le Nevado de Toluca, qui monte à 4621 mètres 1 ,dais, sauf la bande étroite que marquent ces cimes majes-ueuses, le Mexique offre un plateau se prolongeant au loiners le nord, avec des ondulations qui n’en changent nota-dement l’altitude que sur de longues distances. D’immensesdaines, qui paraissent être les bassins desséchés d’anciensacs, se suivent les unes les autres; elles ne sont séparéesue par des collines qui ont à peine 200 ou 250 mètres au-essus de la surface aplanie du fond. On chemine ainsiidéfîniment à la hauteur des passages du mont Cenis, ouu Saint-Gothard , ou du grand Saint-Bernard dans les.Ipes ; mais près de l’équateur, ces altitudes, au lieu d’être,omme dans les Alpes , âpres et rigoureuses à l’homme, luieviennent au contraire bienfaisantes.

» Sur les deux flancs de ce long plateau, qui descend auvage de l’un ou de l’autre océan, la température est delus en plus élevée, à mesure que l’on se rapproche de laîer. Le voyageur qui descend le plan incliné, ou qui leravit, assiste à des contrastes pittoresques et même mer-

î. Aux trois sommets qu’on vient de nommer, on peut joindre le pic d’Ori-ba, le Gofre de Perote et le volcan de Coiima ; ils se trouvent rassemblés surîe même ligne parallèle à l’équateur, suivant le cercle du 19 e degré de laL Cesontagnes sont volcaniques, mais les éruptions deviennent rares et ont cessé d’êtredoutables. Parfois cependant les commotions recommencent. Le 7 mai 1880,quelque distance de Saint-Louis-Potosi , au milieu d’un bruit formidable, sem-able au tonnerre, une montagne a disparu. Elle s’est engouffrée dans le solfec la rapidité de l’éclair, laissant derrière elle une ouverture béante de)0 mètres de profondeur, de 220 de longueur, de 160 de largeur, et envelop-ant tous les environs d’un épais nuage de poussière.

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