presque subit du sol, rend, en réalité, la saison sèche beau-coup plus variable et plus dangereuse que l’iiivernage. Il enrésulte quelques maladies, comme la dysenterie, la rou-geole et même la fièvre intermittente, qu’on ne retrouveplus en descendant dans les gorges plus chaudes des mon-tagnes. Ce climat, d’une moyenne de 20 degrés centigrades,exige donc, comme celui de l’Algérie , des précautions parti-culières, des vêtements de laine, une grande sobriété demouvements et le souci des courants d’air. Il convient beau-coup moins qu’on ne le pense aux organisations européennestoujours actives et, dès lors, plus exposées que les Espagnols à ses inconvénients. Guatemala restera, comme Rome, àqui elle ressemble par ses abords, et par l’aqueduc de troislieues de long qui lui apporte ses eaux jaillissantes, une villeà visiter et un centre commercial important, mais ce n’estpas sur son massif volcanique que se fixera la colonisationétrangère. Il y a trop de vallées fécondes, trop d’expositionsadmirables, trop de séductions de tout genre sur les deuxversants de l’Atlantique et du Pacifique, et même sur lesplateaux supérieurs de la Cordillère, qui constituent sonvaste domaine, pour qu’elle ne soit pas un peu condamnée,comme Rome, à la grandeur solitaire de ses souvenirs et àla préoccupation exclusive de son rôle politique. »
A travers l’Amérique centrale .
(Paris , 1867, % roi. ia-8 0 , librairie de la Suisse romande.)
Climat et richesses de l’Amérique centrale ;la plan la lion sieuier.
« La région de l’isthme central américain 1 2 présente tout el’échelle des températures propres à la zone torride, depu is
1. La rivière du Polochic prend sa source dans le département de îa Vera-Paz, au nord de Guatemala . Jusqu’àTeleman, elle n’est pas navigable. A Pansus,elie devient un beau fleuve profond et navigable, et son parcours est d’environ400 kilomètres jusqu’à la lagune d’Izabal. Au nord-est de ce lac, où. un servicede goélettes est organisé, apparaît non plus le Polochic, mais le Rùo-Dnlce,rivière d’une beauté enchanteresse, dit M. Rocourt. « La végétation est admi-» rable. et le lit du Hio-Dulce, coupé à pic dans la»montagne, resplendit des» plus beaux effets de lumière. « Le Rio-Dulco se jette dans le golfe Amatique(baie de Honduras ). Voir les gravures, pages 286 et 288.
2. On dés gne ainsi H bande de terre, longue de 500 lieues et large de 80 en