1» ta Guadeloupe . — Situation. Située entre 15° 47' et 10° 21' lieat. N., et entre 63°S' et 64» 8’ long- O., cette île a une forme elliptique,rréguliere : elle est longue de 4G kilom. du nord au sud ; large de20à24.— Elle est séparée de la Grande-Terre par un canal sinueux et vaseux,ong de G milles, large de 30 à 120 mètres, bordé de palétuviers; ou'appelle la rivière salée. — Superflue de l’ile, 1640 kilom. car. —lelief du sol. La Guadeloupe renferme quatre volcans : la Grosse-Afon-agiie au nord, les Deux-Mamelles an centre, la Soufrière et le Ilouel-i ont au sud. — Seule, la Soufrière (1 484 m.) projette encore desapeurs sulfureuses; les autres sont éteints (1 000 à 1200 m.). Les prin-ipaux cours d’eau sont : la Rivière aux Herbes, la Ravine l’Espérance, latau ine-à-Billaut, la Ravine Saint-Ignace.
2° Les îlots des Saintes , situés à S lieues de la Guadeloupe, formenta seconde partie du groupe volcanique, ils sont au nombre de sept; les: eux principaux sont : la Terre-de-Ilaut et la Terre-de-Bas; parmi les plusletits, le Grand-Ilet et Vllet-à-Cabri sont seuls habités par 40 ou 50 pè-lieurs. Le dernier renferme un pénitencier. — Les îlots très accidentésont stériles el n’ont pas de rivières; les ruisseaux ne roulent que les:aux de pluie.
3» Marie-Galante située entre 15°55' et 16°0l' de lat. N., eti3°31'-G3° 39’long. O., à 27 kilom. au sud-est de la Guadeloupe ,urne superficie de 14927 bectares. Elle est traversée par une chaîne delûllines boisées (200 ni.). Elle est, comme la Grande-Terre, et la Dési-ade, de formation calcaire. Pas de rivières : deux petites ravines quiiliarrient l’eau des pluies. Çà et là des mares alimentées par les eauxiluviales.
4“ La Oésirade, située à 10 kilom. nord-est de la Pointe-des-Chà-eaux (Grande-Terre), a 10 kilom. de long, 2 de large, et une superficie de1720 hectares. Elle est divisée par une montagne dont le versant occidentalRabaisse vers la mer, et le versant oriental est abrupt. — Plateau boisé,in seul cours d’eau au nord, inutile aux habitants. — Dans l’ile est uneéproserie, sur le plateau, renfermant en moyenne 100 malades. — Climat.
climat est malsain sur le littoral, où les marais provoquent la dysen-terie et les lièvres, plus salubre sur les plateaux, notamment dans lesSaintes.
II. NOTIONS HISTORIQUES.
Découverte par Christophe-Colomb en novembre 1493, habitée par desCaraïbes , cette île fut occupée en 1635 par l’Olive , lieutenant-général deTEsnamlmc, gouverneur français de Saint-Christophe, et un gentilhommelommé Duplessis, envoyé par la Compagnie des Des de l’Amérique. Ilsmienaient avec eux 530“ colons. 11 fallut vingt-cinq années de lutte contrees Caraïbes pour assurer la domination de la France . Le traité de 1660lonfma les débris de la race aborigène à la Dominique et à Saint-Vincent,-a Compagnie qui avait la propriété de la Guadeloupe se ruina et la venditi un de ses agents, le marquis de Boisseret, et à son beau-frère, le sieurloue!. La domination des seigneurs propriétaires de ia Guadeloupe duraluinze ans. Au bout de ce temps, la colonie, menacée de ruine, bien quea population se fût accrue de 50 Hollandais et de 1200 esclaves noirs,lut vendue à Louis XIV , qui la remit à la nouvelle Compagnie des Indes-
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