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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AMÉRIQUE DU SUD .

IIL GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE.

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Productions. — Grâce aux climats très divers suivant les hauteurs,les productions naturelles sont aussi très variées. — Minéraux : Dans lePichincha et le Cnença, or, argent, platine, mercure, houüle, saline s, éme-raudes; la situation île ces mines dans des monts escarpés en empêchel’exploitation.— Végétaux : Cacao an premier rang; coton, tabac, sucre,vanille, orseille pour teinture, riz, salsepareille, coco, ananas, orange, bam-bous, bois précieux, café, quinquina, caoutchouc, gommes, résines, céréales.En somme, agriculture très primitive : « Ce que le sol donne à l’homme,» le climat l'avait donné au sol. et l’homme ne concourt à ce résultat que» dans une très faible mesure. Il sème, puisque en définitive c’est le seul» moyen de récolier; mais à ce travail, ou peu s’en faut, se borne cette» intervention. Plusieurs propriétaires, moins hostiles que la masse aux» idées de progrès, ont dû renoncer à l’emploi de charrues et autres in-» slrmnents de travail perfectionnés, pour revenir aux socs et aux pelles» de bois. » — Animaux : Bœufs, chevaux, ânes, mulets, lamas domes-tiques, alpagas. Les animaux sauvages principaux sont le tapir, le jaguar,le léopard, le buffle, le sanglier, les reptiles, le condor, etc.

Industrie. — Très arriérée; rares manufactures et’fabriques de coton-nades et de draps; quelques teintureries, fabriques de calicots, lapis, pon-chos. Les provinces d’Azuay, Guayaquil et Alanabi fabriquent des hamacs.des porte-cigares, et ces chapeaux de paille de Aionte-Cristi et Jipijapa, faitsavec les feuilles du Carludovica palmata, et improprement appelés dePanama.

Commerce. — Le centre du commerce est Guayaquil ; les autres portssont Monta, Baya, Esmeraldas , et les ports secs ( puertos secos) de l'inté-rieur, Loja et Tulcan.— Importations : Dans le port de Guayaquil (1870),environ 7500000 pesos (37 500 000 francs); part de l'Angleterre, environ7 millions; de la France , environ 3 millions. — Exportations : environ38 millions de francs (en cacao, cascarille pour la teinture, ivoire végétal,caoutchouc, chapeaux de paille, etc.). — Voies de communication i Lecommerce est entravé par l’insuffisance absolue des roules 1 ; on a projetéune route de Guayaquil à Quito ; elle est faite seulement jusqu’à Guaranda .11 y a un chemin “de fer de ht kilomètres de Guayaquil à la rivière deChimbo, à Sibambe. — Marine marchande : Mouvement au port de

1. Elles sont presque dans le même état que les décrivait il y a un siècleAntonio de Ulloa : « Les chemins de ce pays sont à l’avenant des ponts ; car,n quoiqu’il y ait de grandes plaines depuis Quito jusqu’à Riobamba, et aussi» en partie de Riobamba à Alausi, et de même au nord de cette ville, ces» plaines sont néanmoins coupées de terribles coulées, dont les descentes et les. montées sont non seulement incommodes et d’une longueur infinie, mais» aussi fort dangereuses. Dans quelques endroits il faut passer par des laderas» (sentiers aux flancs des montagnes) si étroites, qu’il y a des points où le» chemin peut à peine contenir les pieds d’une monture, dont le corps et celuik du cavalier sont perpendiculaires à l'eau d’une rivière qui coule 50 à 60 toises. au-dessous. Il n’y a que la nécessité indispensable de passer par là qui puisso« diminuer l’horreur d’un si grand péril. 11 n’arrive que trop souvent que desu voyageurs périssent dans ces profonds abimes, en traversant ces dangereuxn chemins où l’on n’a d’autre garant de sa vie et du bien qu’on porte avec» soi que l’adresse et la bonté des mules, tandis qu’un faux pas est suffisant» pour faire périr la monture et le cavalier, b (Itelalion historique dit voyage al'Amérique méridionale , Madrid , 1748, 4 vol.)

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