594 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
et mineurs 1 2 , 4300 Anglais, 3 400 Français , 2000 Italiens, 1200 Espa-gnols. 1000 Américains des Etats-Unis , industriels et commerçants).—Instruction publique : Chaque province a son lycée; les cours supérieurssont suivis par plus de 5 000 élèves. 11 y a 806 écoles élémentaires fré-quentées par 62 000 enfants des deux sexes; 478 écoles privées, ayant24 000 élèves. Santiago a une université célèbre pour l’enseignement su-périeur; budget de l’instruction publique. 8 millions. — Justice : courssuprême à Santiago ; trois cours d’appel à Santiago, Concepcion et Serons;cour des comptes; magistrats inamovibles. — Cultes : La religion catho-lique est celle de l'Etat; archevêque à Santiago; évêques à Serena, Con-cepcion, Ancud . — Armée : Armée permanente ou active, 3 576 hommes(800 artilleurs, 700 cavaliers, 2 000 fantassins); garde nationale ou milice,22000 hommes. — Marine militaire: 7 navires à hélice avec 51 canons,6 bâtiments à vapeur, avec 1000 marins et artilleurs de marine. — Mon-naies : L’unité est le peso = 5 fr., divisé en 10 eentavos (en argent); lecondor (pièce d’or) - 10 pesos; le doblone = 5 pesos; l'escudo: : ; : ■ —Poids et Mesures : Système métrique établi le 1 er janvier 1865.
— Budget annuel : (1881) recettes, 84 600 000 fr.; dépenses, 85 288605 fr.;dette nationale, 372 910 240 fr.
2 0 EXTRAITS ET ANALYSES
Yalparaiso
« Quand nous fûmes à l’entrée de la baie demi-circulairede Valparaiso , notre regard interrogea la côte, puis les hau-teurs, cherchant avec avidité une végétation absente. Au sud,
1. Les provinces de Valdivia et de Lianquihue, comprises dans lu zone demi-indépendante de l’Araucanie , reuferment un nombre assez considérable decolons allemands. Les premiers furent attirés de la Hesse , vers 1850, par uningénieur allemand au service du Chili , Bernliard Philippi. Huit ans plus tard,cette région renfermait environ 2SOO individus de race allemande. Le pays esttrès favorable à la colonisation; les fortes chaleurs de l’été, les rigueurs exces-sives de l'hiver y sont inconnues ; les fauves dangereux y sont rares ; les indi-gènes bienveillants, serviables et sans défiance à l’égard des étrangers. Lesimmigrants allemands ont établi leurs principaux settlements au bord du lacLlanquihue; ils ont défriché le sol, b4ti des fermes, ensemencé le sol, plantédes jardins et des vergers. Ils se sont fait aider par les Indiens et les métisespagnols. Toutefois, en dépit de la beauté du climat, du rendement des terreset de la sécurité de la contrée, le courant d'immigration a diminué dans lesdernières années, et on s’efforce de détourner vers l’Araucanie une partie descolons qui, chaque année, quittent par milliers Hambourg, Brème et Anvers etse dirigent vers le Grand-Ouest américain.
2. Valle Paraiso signifie, suivant les uns, vallée du Paradis ; suivant lçsautres, vain Paradis ( Yelde paraiso). Si l’on en croit M. Max Radiguet , cettedernière étymologie serait la bonne. C’est aussi l’opinion de M. Simonin quiécrit : « Valparaiso , la vallée du Paradis, ainsi nommée par antiphrase, car onne voit autour du port que des rocs dénudés. » (Bull, de la Soc. de géog.,février iS76.)