à Dunkerque . — 112 kil. Coudekerque-Branche. A g., la ligne deCalais ; à dr., celte de Eûmes.
113 kil. Dunkerque . — Hôtels, relativement assez chers: H. duChapeau-Rouge , rue St-Sébastien, 5 (ch. et s. 3 fr. au 3 e ét.); Grand-Hôtel ,H. de Flandre , rue Alexandre III , 18 et 16 ; H. de la Paix , rue David-d’Angerset Alexandre III , de 2 e ordre et guère moins cher ; II. du xix* Siècle, prèsde la gare.
Cafés et restais». : place Jean-Bart, rue Alexandre 111, près de cetteplace; rue du Quai, près du bassin du Commerce; à la gare, etc.
Voitures de place: course en ville, 1 fr. 25; aux bains de mer,1 fr. 50; heure, 2 fr.
Tramway de la gare à Malo-les-Baius (p. 59), par la place Jean-Bart(10c.), le port (15c.) etc.: 30c. pour tout le parcours.
Poste et télégraphe, rue Dupouy, près de la place Jean-Bart.
Bains: bains d'eau douce t rue du Quai, 12; bains de w»«r, à Malo-les-Bains (p. 95).
Bateau a vapeur pour Londres , par la Tamise (env. 12 h.), se ren-seigner à la comp. des Bateaux à vapeur à hélice du Nord , quai de laCitadelle, 24.
Etablissement du potH (v. p. xxm), 12 h. 13. Longit. E., 1' 41".
Dunkerque est une ville de 39718hab., le quatrième port decommerce de France , sur la mer du Nord, un chef-lieu d’arr. duNord et une place forte de l re cl., surtout considérable par sa situa-tion dans les Watteringues, pays desséché à l’aide de canaux et dedigues, qui peut s’inonder jusqu’à Bergues (p. 54).
Son origine ne remonte guère au delà du x e s. Elle dépendit d’aborddes comtes de Flandre, auxquels les rois de France la disputèrent dès lafin du xm e s. Un de ses principaux sièges fut celui de 1646, qui la fittomber entre les mains du prince de Condé. Les Espagnols la reprirenttoutefois en 1652, mais la victoire des Dunes, gagnée par Turenue, la renditaux Français en 1658. Louis XIV l’abandonna ensuite, il est vrai, àCromwell, qui l’avait aidé à s’en emparer, mais il la racheta de Charles II en 1662. Dunkerque devint dès lors un port considérable, renommé parses hardis navigateurs et par ses corsaires, qui infligèrent de grandespertes aux marines ennemies, particulièrement à celle de l’Angleterre;aussi les Anglais imposèrent-ils à la France comme condition de paix,à Utrecht (1713) et à Paris (1763), le désarmement de Dunkerque et ladestruction de son port. Il fut rouvert en 1720 par une tempête, qui dé-truisit la digue que les Anglais avaient élevée au travers. Le dernier faitimportant de son histoire est le siège de 1793, qu’elle soutint bravementet auquel mit fin la victoire gagnée sur les Anglais à Hondschoote (p. 55).
Dunkerque est une ville propre et bien bâtie, mais pauvre encuriosités. Le port sera la principale pour beaucoup de visiteurs ;on y va par la rue en face de la gare et en tournant à g. après avoirtraversé le canal de Bergues. Tout droit, par la rue Thiers, on iraità la place de la République, d'où part, dans l’angle opposé, la rueAlexandre III , conduisant à la place Jean-BaTt (p. 57).
Le quai qui longe le canal mène à Varrière-port, près du parcde la Marine, la plus belle promenade intérieure de la ville. Del’autre côté de l’arrière-port est le bassin de la Marine. Plus loinvient le bassin du Commerce ; puis ce sont, dans la direction duN.-O., le port d’échouage, Yavant-port et le chenal, le tout formantune longueur de 2200 m. L’agrandissement de l’enceinte fortifiée apermis de transformer ce port depuis 1861 et de creuser notamment