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voir l’intérieur. Le bourg a encore des restes d’enceinte fortifiée, en parti-culier une porte. — Suite du chemin de fer vers Laon , v. le Nord-Est dela France .
127 kil. Viry-Noureuil. On aperçoit à g. avant Tergnier lesimmenses serres de Quessy (2 kil. de la stat.), des «forceries», quiproduisent des primeurs de toute sorte. A dr., une autre ligne me-nant à Laon .
131 kil. Tergnier (buffet ; hôt. du Chemin-de-Fer , modeste), stat.à laquelle des ateliers du chemin de fer et des entrepôts donnent unecertaine importance. 3960 hab.
Ligne d'Amiens à Laon et à Reims, v. R. 14 et le Nord-Est de la France ,par Bædeker .
La ligne principale quitte les bords de l’Oise et longe quelquetemps, à dr., le canal de Orozat , qui joint l’Oise à la Somme . — 136kil. Mennessh, également sur la ligne d’Amiens , qu’on laisse à g.On traverse le canal. — 141 kil. Montescourt. — 146 kil. Essigny -le-Grand. — A St-Quentin, à g., l’embranch. de Roisel. Vue dumême côté sur la ville. — 154 kil. St-Quentin (buffet-hôtel).
St * Quentin. — hôtels: du Cygne (pl.aB3), rue St-Martin, à g. del’hôtel de ville; de France & d'Angleterre (pl.bB3), rue St-Martin, 28; duCommerce, rue du Palais-de-Justice, 27 (eh. et s. 3 fr., dî. 3.50); de la Gare(pi. cB2), à dr. à la sortie, bon. — Cafés: Grand-Café, C. de Farts, placede l’Hôtel-de-Ville .
Voitures de place (demander le tarif): course de jour, de 6 h. à 11 li.,2 pers., 80 c. ; 3 p., 1 fr. 20 ; 4 p., 1.60; heure, 1.50, 2 et 2.50 ; course de nuit,2 pers., 1.50; 3 et 4 p., 2; heure, 2.50 et 3.
Poste et télégraphe (pl.B3), rue St-Thomas, 19, au S. de la place del’Hôtel-de-Ville.
St-Quentin et une ville de 48868 hab. et un chef-lieu d’arr. del’Aisne, sur une colline de la rive dr. de la Somme et à la jonctiondu canal de St-Quentin et du canal Crozat. C’est une ville très in-dustrielle, qui a surtout d’importantes manufactures de tissus decoton (mousseline) et de laine et plus de 20 ateliers de broderie.
St-Quentin est d’origine antique; c’est l’«Augusta Veromanduorum»des Romains, qui prit le nom du saint qui l’évangeliaa (v. p. 69) et devintla capitale du comté de Vermandois . Deux batailles perdues par desarmées françaises sont les principaux événements de son histoire. LesEspagnols l’assiégeaient en 1557, lorsque l’armée envoyée à son seeourspar Henri II y fut battue par celle de Philippe II , qui fit ensuite bâtir,en souvenir de sa victoire, l’église, le couvent et le palais de l’JSseurial.La ville fut alors prise après un siège de 17 jours, mais sa résistancepermit à l’armée française de se reconstituer et sauva le reste du paysde l'invasion. La seconde bataille est celle du 19janv. 1871, où l’arméedu Nord, commandée par le général Faidherbe, fut défaite par le généra)de G ce ben.
La gare (pl. B 5) est dans le faub. dTsle, près de ia Somme et ducanal de St-Quentin, qu’on traverse, pour monter dans la ville, enlaissant à dr. un étang formé par la rivière Plus loin est la placedu 8 Octobre (pl. B 4), ainsi nommée en mémoire de la résistancevictorieuse des habitants à une première attaque des Allemands, le8 oct. 1870. EUe est décorée d’un beau *monument de la De'fense de1870, bronze par L.-E. Barrias.