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De Paris
Poste et télégr., rue du Béguinage, U, près de l’église St-Pierre.
Douai, chef-lieu cTarr. du Nord , sur la Scarpe canalisée, est uneville paisible de 31 397 hab. et une anc. place forte, dont ou dé-molit les fortifications. C’est le siège d’une cour d’appel et un centreindustriel assez considérable. Il y a une école d’artillerie et uneécole des industries agricoles, comprenant une sucrerie, une distil-lerie et une brasserie.
L’importance relative de Douai ne date guère que du moyen âge.Comme Arras , cette ville s’est vue longtemps disputée, assiégée, prise etreprise par les Français, les Flamands, les Impériaux et les Espagnols .Louis XÎV en fit encore le siège en 1667, et elle ne fut définitivementréunie à la France qu’au traité d’Utrecht , en 1713. — C’est en souvenirde la résistance victorieuse de la ville à Louis XI , en 1479, qu’a été in-stituée la fête populaire de Gayant , qui se célèbre encore en juillet etdans laquelle on promène les ligures du géant de ce nom, de sa femmeet de leurs trois fils. Douai a vu naître un certain nombre d’hommescélèbres (v. p. 79), parmi lesquels il faut surtout mentionner le sculpteur.Tcan de Bologne ou J. de Douai (1524-1602) et le peintre Jean Bellegambe (m. vers 1540), dit le «Maître des couleurs» (v. p. 79). — L’université deDouai, remplacée depuis peu par celle de Lille , avait été fondée en 1652par les Espagnols , pour combattre la Réforme dans les Pays-Bas ; il yreste une fondation analogue remontant à 1560, le collège des Bénédictins Anglais (rue St-Benoît), destiné à former des prêtres pour l’Angleterreet qui compte encore une centaine d’élèves.
En tournant à g. au bout de la rue qui fait face à la gare, onarrive à la place Carnot, la principale promenade de Douai , oiiil y a concert dans la bonne saison, le dim. de 5 b. à 6 h. et le jeudide 3 à 4. Elle aboutit à g. à la rue St-Jacques, la plus importantede la ville et en face à la rue Fortier, où est le musée (p. 80).
Véglise St-Pierre, dont on remarque bientôt, à dr. de la vueSt-Jacques, le dôme singulier, est un grand édifice reconstruit auxvm e s., mais avec une énorme tour du xvi e s., qui occupe toute lalargeur de la façade. Elle n’a rien de bien remarquable à l’ex-térieur, mais l’intérieur est un grand et beau vaisseau, riche entableaux de l’école française.
Au bras dr. du transept, le Mariage de la Vierge, par Deshayes; laPeste de Jérusalem et la Chaste Suzanne, par Ménaçeot, etc.; au bras g.,la Résurrection de J.-C., par Lagrenée; le Martyre de St Pierre, par Bar-thélemy et le Martyre de St Antoine, par Bordin; des monuments de 1756et de 1838, etc. Dans la chap. à dr., la Résurrection de Thabite, par A.de Pujol. A la chapelle de l’abside : à l’entrée, St Pierre guérissant uuparalytique, par Sané; St Paul à l’Aréopage, par Julien; à l’autel, uniutérieur d’église, par Brenet; à dr., VAnnonciation, par Eysen , et laNativité, par de Vuez; à g., la Purification, par le même, et l’Assomption,par Lagrenée. Dans la chap. à dr., la Résurrection de Lazare, par Belle-gambe. Dans le chœur, des statues de St Pierre et de St Paul, par Î7f.Bra. Le buffet d’orgue est de 1760. Au-dessous sont deux grands etbeaux volets à doubles faces d’un tableau de maître ancien, la Flagel-lation, l’Ecce Homo et l’Annonciation.
Près de cette église, rue du Clocher-St-Pierre, 19, la bellemaison des Remy, de la renaissance, achevée en 1616.
La grand’ rue par laquelle nous sommes venus aboutit plus loinà la place d’Armes entre la rue de la Mairie, à dr. (v. ci-dessous) etla rue de Valenciennes, dans le fond à gauche.