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Le nord-ouest de la France de la frontière belge à la Loire excepté Paris : manuel du voyageur / K. Baedeker
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ETRETAT .

II. R. 28. 16B

mais sans port, entre des falaises de 90m. de hauteur, les pluscurieuses de ces parages, ce qui en a fait de nos jours un des bainsde mer les plus fréquentés de la Manche , surtout par les artistes etles gens de lettres. Il y a quantité de jolies villas, de riches pro-priétés, et la localité, qui n’était naguère qu'un petit village depêcheurs, a maintenant l’aspect d’une petite ville. Mais elle ne ledoit pas seulement à la beauté relative et à la curiosité de son site;la mode y est aussi pour beaucoup. La vie y est naturellementassez chère, bien qu’on n’y trouve qu’un confort relatif.

La gare , de l’autre côté de laquelle est le Grand-Val (v. ci-des-sous), se trouve en dehors du bourg, à l’opposé et à une certainedistance de la plage. A la descente, à g., est Véglise, du style roman,avec clocher formant lanterne sur le transept.

La plage d’Etretat est formée par un espèce de digue de galets,sur laquelle il y a une terrasse pour les promeneurs et où s’élèveun grand casino, qui masque en partie la vue de la mer aux deuxhôtels voisins. Les bains sont du côté droit. La partie de gaucheest réservée aux pêcheurs, qui hissent leurs barques sur les galetset qui se servent des vieilles pour y établir des magasins dits «ca-loges». A marée basse, les femmes y lavent plus loin leur lingedans l’eau d’un ruisseau qui passe maintenant sous la digue.

Les falaises, nommées, celle de dr. falaise d’Amont, celle de g.falaise à’Aval, sont percées de portes, produites par les érosionsde la mer et près desquelles se voient encore des aiguilles ou pyra-mides, taillées aussi par les flots dans les rochers de la côte. Sur cellede g. est un chalet dans le style du moyen âge, le «castel Dubosc».

L’ascension de ces falaises est assez pénible, surtout quand ilfait chaud. On peut y arriver, à marée basse, par la plage, bien quecelle de g. soit d’un accès difficile, mais il vaut mieux, si l’on veuty passer et que cela soit possible, prendre par là au retour.

On monte à la falaise d’Amont par un grand escalier partant dela plage. Il y a dans le haut une chapelle moderne et plus loin unsémaphore. Un sentier pittoresque, mais scabreux, en deçà, à g.,descend vers la mer. Il aboutit à un petit tunnel d’égout, dit leChaudron, qui communique avec la plage, par une échelle de ferà l’autre extrémité. Les dames ne sauraient descendre par là.

Pour monter à la falaise d'Aval, on prend derrière l’hôtelBlanquet et suit la rue de la Valette, puis le télégraphe. On a unetrès belle vue de cette falaise, à l’0. jusqu’au cap d’Antifer. La«chambre des Demoiselles» , au sommet de l’une des aiguilles lesplus rapprochées d’Etretat , est une petite grotte insignifiante. SiTou revient par en bas, on verra près de la «porte» une autre grottedite «trou à l’Homme». En 15 à 20 min., on arrive d’Etretat parla falaise en vue d’une autre «porte», la Manneporte, où l’on peutdescendre en 5 min. par un escalier en lacets. Ou peut s’y baigneren liberté. — En continuant dans le haut par la côte, on irait en3 /4 d’h. 4 1 h. au cap Antifer (v. ci-dessous).

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