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Le nord-ouest de la France de la frontière belge à la Loire excepté Paris : manuel du voyageur / K. Baedeker
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DREUX .

De Paris

210 IL R. 37.

1502 à 1537. Il a, du côté opposé à la place Métézeau, une fort bellefaçade avec deux tourelles d’angle eu encorbellement, de jolies ar-eatures et de riches sculptures à la porte, aux fenêtres et aux lu-carnes. A l’intérieur, on remarque surtout l’escalier et les voûtes.11 y a aussi quelques curiosités, en particulier une cloche du xvi e s.,quelques œuvres d’art et une petite bibliothèque.

Nous prenons maintenant, pour aller à la Chapelle Royale, parla place devant l’hôtel de ville, où se voit, à g., la chapelle de l’hô-pital, du xvn e s.; puis par la Grande-Rue, la rue aux Tanneurs, àg. (poste), menant au palais de justice, qui est moderne; la rue duPalais, à dr. ; une ruelle derrière le palais et une petite grille à g.On peut aussi continuer tout droit, de la Grande-Rue, par la rue dei’Orisson, qui mène derrière le palais, à la même ruelle. On con-tourne la colline.à dr. dans le haut, au-dessus de la ville.

Les restes du château, dont on voit une partie à la montée, sontpeu considérables. La chapelle en occupe l’enceinte, transforméeen une belle promenade, toujours ouverte au public, jusqu’à 6 h. enété et 4 h. en hiver. Il y a encore près de là un reste du donjon, àl’opposé de la ville, et plus loin, du côté de la façade de la chapelle,des tours de l’enceinte (vue).

On fera bien d’aller d’abord voir l’extérieur de la chapelle avant dedemander, à la grille, la personne qui en montre l’intérieur (pourb.).Pour la visite, on prendra bien son temps, d’autant plus qu’on ne re-vient pas dans la nef, mais sort par une porte latérale du caveau. — Uy a messe publique à la ehapelle le dimanche, à 10 heures.

La *Chapelle Royale ou chapelle St-Louis est un édifice im-portant et fort remarquable, bien que présentant un mélange de tousles styles. Elle a été commencée en 1816, par la duchesse douairièred’Orléans, mère du roi Louis-Philippe , agrandie et terminée parson fils pour servir aux sépultures de la famille d’Orléans. La partieprincipale et la plus ancienne est une rotonde, haute de 25 m. etdont la coupole a 13 m. 20 de diamètre. La nef, la chapelle absidaleet le transept, qu’on y a ajoutés, sont très courts. Quatre balustrades,aux divers étages et au sommet du dôme, ajoutent encore à l’origi-nalité de l’extérieur. Le portail est flanqué de deux tourelles octo-gones ajourées. La décoration en est de plus très riche. On y re-marque surtout l’Ange de la Résurrection et d’autres sculpturesreprésentant le Père Eternel, l’Ecce Homo, St Louis sous le chênede Vincennes , les Apôtres (porte), etc.

L’intérieur est encore plus riche qae l’extérieur, trop riche mêmepour ses dimensions. Ce qu’on remarque d’abord, dans la partie quisert au culte, ce sont de splendides **vitraux: dans la nef, à dr., Jésusau jardin des Oliviers et St Arnould lavant les pieds aux pèlerins; à {p,Jésus mort sur la croix et Ste Adélaïde distribuant des aumônes, d’apreLarivière{; au transept, 12 saints et saintes d’après Ingres ; à la coupolela Descente du St-Esprif, aussi d’après Larivière. Il y a en outre quantitéde sculptures de valeur, mais qu’il est difficile de bien voir: des statues,des bas-reliefs, les stalles. — On descend derrière l’autel dans l’abside etle pourtour, où sont les monuments. De chaque eôté, deux marbres dePradier sur les tombes du jeune duc de Penthièvre et d’une jeune princessede Montpensier. Au bas de l’escalier, le monument de Louis - Philippe