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[Tome premier.]
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20 Recueil des

attaché à la manivelle T, qui tient à l’arbre de la roueverticale V, dans laquelle engrene la roue horizontale X,que l’on fait tourner par la deuxieme manivelle Y attachéeà.son arbre.

Fïg. II. Les quatre corps de pompe ont chacun un ajutage7,2, 3,4, qui se réunissent au tuyau ZZ, à l’extrê-mité duquel est le dégorgement. Chaque ajutage est garnid’une soupape, de maniéré que l’eau y est retenue pendantì’aspiration, ce qui se fait lorsque l’on fournit de l’eau dansle coffre. Pour que cette machine agisse, il faut que lescorps de pompe soient toujours noyés ; pour lors l’eaupasse au travers des pistons, au moyen d’un trou fait dansleur épaisseur : cette eau est ensuite refoulée en cetteforte.

Si l'on suppose que l’on fasse tourner la roue X , cetteroue qui engrene dans la roue verticale V fera circulerla manivelle T ; & par la révolution de cette manivelle laverge SR monte & descend, & fait tourner la barre MNparle moyen du levier R Q. Cette barre étant ainsi miseen mouvement, fait monter & descendre les extrémitésdes bras Pli, KL, qui refoulent ôt font monter l’eau dansles ajutages adaptés aux corps de pompe. Par la dispositionde ces pistons l’on voit que les deux pistons H K refoulent,& que les deux autres IL aspirent, ce qui sera mieux conçupar la figure suivante.

Fig. 111 . Imaginez la barre Pli mobile autour du point Q, & quecette barre se meuve avec le levier Q r, si le renvoi r s faitfaire à ce levier le chemin rr, il est clair que l’extrémitéH décrira l’arc H A, & que l’autre bout I décrira l’arcli ;donc le piston A refoulera pendant que le piston C laisseraentrer l’eau dans la pompe , qui ensuite sera refoulée parce même piston , en faisant faire à la barre HI un chemincontraire au précédent. Ainsi alternativement la machineélèvera l’eau , pourvu que les corps de pompe soient tou-jours entretenus noyés.

La méchanique employée dans cette machine n’est pointnouvelle, puisqu’il s’en trouve beaucoup de cette especedans Rameili. D’ailleurs ces sortes de constructions fonttrop composées, & il s’y rencontre trop de frottement pourquelles soient durables, & capables de grands effets.

N'\ Z) , Zd, 37-

Avant 7 <5p§.

MACHINE

POUR

SCIER DES PLANCHES.

Pr anche E T T e machine est portée par deux chevalets A, B,

s ur lesquels font attachées fixement deux coulisses|jiG. & CD, EF, liées à leurs extrémités par des traverses; c’estfur ces coulisses que marche le train GHIKL, qui ren-ferme la piece que l’on veut scier. Ce train est composé dedeux fortes planches HI, L K, dont l’une HI, peut Rap-procher de l’autre L K, par le moyen des vis M, N ; ce quisert à fixer la piece à scier, & la tenir ferme sur son assise.L’autre planche K L porte à ses extrémités des coussinetstels que O , qui fervent à soutenir les vis , & empêcher lerecul de la piece, si son poids ne suffisoit pas pour résisterà la poussée de la soie.

Au milieu des coulisses C D, EF, sont élevés vertica-lement deux montans PQ, R S, aussi à coulisses, danslesquelles fe meuvent les longs côtés de la scie. A la par-tie inférieure de la soie , est un montant de fer T A , & unlevier TV ; ces deux pieces sont mobiles au point T, yétant assemblées par un boulon de fer. Le bout V du le-vier est fixé au treuil X Y, en le traversant dans son mi-' lieu diamétralement. Sur l’extrêmité X de ce treuil estentée une chappe de fer & qui tient un second levier <5-mobile dans cette chappe ; ce levier engrene dans une

Machines

roue verticale b , dentée en rochet, & fixée au treuil c d;elle est retenue par un cliquet ou pied-de-biche assembléà charnière fur le chevalet B ; le montant de fer T A tientà l’étrier de la soie , & à la manivelle h i fixée au treuilIK ; à l’extrêmité opposée est une roue dentée K /, quiengrene dans la roue horisontale m n mise en mouvementpar un cheval attelé à un levier ou barre attachée à sonarbre qui s’éleve au-dessus de la plate-forme OP. Cette roueétant donc mise en mouvement par le moteur , elle feratourner la roue verticale K, qui fait pareillement circulerla manivelle ïh , qui.dans fa révolution fait monter & des-cendre alternativement la scie en lui faisant parcourir lechemin Tr. On remarquera que le montant AT fléchitaux différons mouvemens de la manivelle, de même quele levier T V, d’où il fuit que la scie sera poussée de basen haut, & tirée de haut en bas par des directions diffé-rentes de la part de la piece A T , par rapport aux diffé-rentes positions de la manivelle A f. Voici ce qui fait avan-cer la piece que Pon veut scier.

La manivelle étant supposée verticale, & avoir fait undemi-tour, la scie aura parcouru le chemin Tr; le levierT V aura monté de la même quantité en prenant la situa-tion r V. Le treuil XY aura pareillement fait un mouve-ment en faisant décrire à la chappe & l’arc & u y ce quine peut arriver sans que le levier & a , qui pour lors esttiré, ne descende par son propre poids fur une autre dentx du rochet b ; la manivelle achevant fa révolution, lelevier r & revient de r en T; la chappe & est aussi déter-minée à revenir suivant l’arc u & dans la position où elleétoit avant. Pendant ce temps le levier & a pousse le rochetb y qui fait tourner le treuil cd auquel elle est attachée;ce treuil en tournant tire fur une corde fixe à l’endroitVG'idu train mobile IGLK, dans lequel est enfermée la pieceà scier.

Cette machine qui se trouve dans Rameili est cons-truite sur le même principe que celles qui sont en usagedans la Picardie & dans d’autres endroits, & que le ventou l’eau fait agir, celles-là seront toujours préférées àcelles-ci, en ce quelles ne sont ni si compliquées, ni d’unsi grand coût. Cependant si dans un terrein enfoncé, où or-dinairement le vent manque, & si on ne trouvoit pas lecourant assez fort pour y construire une telle machine, onpburroit y pratiquer celle-ci, sauf à la simplifier ôt à lafaire agir de même par des chevaux.

PROFIL PRIS SUR LA LARGEUR .

PLANCHE I. FIGURE II.

AA

Le chevalet.

CE

Les deux coulisses fur lesquelles marche le train*

b y

Une des traverses qui lient les coulisses CE.

GIKL

Train qui renferme la piece à scier.

G

Poutrelle liée à la planche L K par des traversestelles que GL, fur lesquelles la planche mo-bile HI est posée.

og Le

Coussinet attaché à la planche KL, pour soute-nir le corps de la vis M, & empêcher le reculde la piece à scier.

IH

Planche mobile qui s’approche plus ou moins ducoussinet o e pour serrer la piece à scier, & latenir ferme sur son assise p q au moyen de lavis M.

PROFIL