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[Tome premier.]
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Recueil d e 5

de cette épaisseur, soit aux panneaux en talus, soit auxpanneaux en faillie ; ce qui donnera des angles égaux prisles uns depuis le parement du quarté de douelle, ôc lesautres depuis le parement d’extrados alternativement.La longueur ôc la largeur du rectangle du parement deFextrados seront déterminées par ces coupes; son grandcôté étant plus grand que le quarté de douelle des deuxtiers de l’épaisseur des claveaux, ôc son petit côté ou la lar-geur étant moindre que le même quarté des mêmes deuxtiers de cette épaisseur, de forte que chaque petit côté durectangle fera en saillie d’un tiers de cette épaisseur au-delà de l’aplomb du côté du quarté de douelle corres-pondant , & son grand côté sera en retraite du mêmetiers de l’aplomb du côté du quarté qui lui répond.

Tous les claveaux de la voûte étant ainsi coupés, ilsseront disposés de maniéré que les panneaux de joints ensaillie répondent aux panneaux de joints en talus, lesquarrés de douelle se rencontrent par alignement de tousFig. IV. sens , ainsi qu’il a été dit. Par cet arrangement chaqueclaveau est porté fur deux autres par ses coupes en fail-lie , ôc en porte en même temps deux autres fur ses coupesen talus. Par exemple, le claveau R est porté par les deuxautres S S ; ce même claveau R en porte un comme T ,& un autre à l’endroit V, ce qui étant réciproque danstoute l'étendue de la voûte, elle se soutient de ni-veau.

F!g.II.‘& Mais par la disposition de ces claveaux leurs quarrés de

IV. douelle remplissant toute ìa surface du plafond , les rec-tangles de F extrados ne remplissent pas entierement lasurface supérieure, ils laissent des vuides comme X enforme de pyramide quarrée renversée; mais loin de nuireils donnent lieu à quelque agrément : car ces vuides for-mant de petits quarrés à cette surface, il sera facile deles remplir par de petis pavés de même grandeur assisfur du mortier jetté dans le fond de ces vuides , ce quiformera en tout un compartiment agréable, sur-tout si lapierre de ces petits pavés quarrés est de couleur diffé-rente de celle des claveaux. II faut observer que les vuidesdont on vient de parler parodient dans cette figure plusconsidérables qu’ils ne le seront dans F exécution , en sui-vant pour la coupe du claveau les réglés qui ont été pres-crites ci-dessus.

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N°. JI.

16pp.

VOUTE PLATE,

INVENTÉE

PAR LE P. SEBASTIEN,

DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

Fig. I. & T E R, P. Sebastien Truchet, de l’Académie RoyaleII. I j des Sciences, voulant perfectionner cette Voûte,

en a supprimé les vuides de Fextrados ; pour cet effet ildonne une forme convexe ABC aux panneaux de joint enfaillie, ôc concave CDE aux panneaux en talus ; cetteconvexité ôc cette concavité diminuant depuis Farrête duparement de Fextrados jusqu’à racheter les côtés des quar-rés du parement de douelle, sangle BCD formé par .farrête convexe, ôc par Farrête concave du parement deFextrados, rencontre l’aplomb de sangle du quarré X duparement de douelle, ôc toutes les courbes convexes ôcconcaves correspondantes dans les élemens des panneauxde joint des angles qui répondent au même aplomb, rem-plissent les vuides de la premiere construction. Cette in-vention est très-ingénieuse ; mais elle seroit peut-être diffi-cile dans Fexécution , par la sujétion de faire remplir le

M A C H I N E S

concave par le convexe dans tous ses points, les courbesétant toutes différentes dans les élemens de ces panneaux -de joints. D ailleurs 1& plafond EFGH de l’appartement D 0,inférieur est semblable au plafond de la premiere voûte ;c’est-à-dire , qu’il est formé par des quarrés parfaits: ôc leplancher de Fétage supérieur seroit d’un parquet gracieux.Cette voûte dans sun ôc dans l’autre cas a cet avantage ,que la poussée est partagée fur les quatre murs qui la sou-tiennent, au lieu que dans les voûtes dont les claveaux fonten coupe ordinaire, la poussée ne se fait que sur deux cô-tés seulement.

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N°. 52.

1tfpp.

MACHINE

POUR FAIRE MOUVOIR

PLUSIEURS SCIES,

INVENTÉE

PAR M. DU QUE T.

C Ette machine est composée d’un assemblage de Fts.!

charpente AB, au milieu duquel est une roue C pla- H»cée horizontalement, ôc qui a dix-neuf dents taillées enforme de rochet. L’arbre de cette roue s’éleve au dessusde la charpente pour y recevoir un levier E F de dix-huitpieds de diamètre, lequel fait tourner la roue C au moyend’un cheval que son attelle à une de ses extrémités,comme F.

Les dents de la roue C rencontrent alternativementdeux mentonnets G, FI, opposés diamétralement. Cesmentonnets tiennent chacun au bout M,I, de deux ba-lanciers MOL, INK mobiles autour de leurs douxNO ; ces balanciers font joints ensemble par deux cour-bes LPW , LRW, dont l’une est en-dessus, ôc Fautreen-dessous de la roue C ; ces courbes servent aux balan-ciers à se communiquer réciproquement le mouvementqui leur est imprimé par les dents de la roue C à la ren-contre des mentonnets G, H, ce qui produit un mouve-ment alternatif.

La piece QS est fixée au balancier KI à l’endroit Q ;cette piece porte un autre balancier TV mobile autour dupoint X, ôc dont les bras font proportionnés de maniéréque l’extrêmité V fait dix pouces de mouvement, qui estcelui que l’on fait faire aux scies, au moyen de la queueV x, dont le bout x tient un châssis d’assemblage mobilefur des roulettes qui roulent toujours dans les mêmes orniè-res , de forte que les scies font poussées ôc tirées suivantla même direction. L’on a le soin d’isoler la queue V xdans une séparation de terre, que son couvre ensuited’une planche qui sert pour le passage du cheval. Le châs-sis de son extrémité x est construit d’autant de montans quel’on veut faire travailler de scies ; ces montans font fendusdans toute leur longueur, pour y porter les scies aumoyen de deux boulons à chaque scie ; ces boulons en-trent dans les rainures de leurs montans, ôc s’y meuvent 1assez librement pour permettre aux scies de descendre parleur propre poids. Cette machine est faite pour en fairemouvoir six ou sept, ainsi qu o n le peut voir par le plan.

Le mouvement alternatif des scies fe fait de la maniérésuivante.

^ uucuiaireae droite a

gauche, Ôc le mentonnet G étant poussé par la dent Y, l e balancier IK fera autour de son centre N le chemin lá d’,mb de l’autre : & ayant d’ahord supposé le balan-Cle s r X Perpendiculaire suivant la ligne T d h piece OSen C, il résulte de 1 impulsion de la dent Y sur le tnenton-net G, que 1 extrémité K du balancier LNK faisant le

chemin

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