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R'EC U E I'L DES
N°. 60.
1700.
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j - .i
M A CHINE
PO U R
POLIR LE MARBRE,'
INVENTÉE
•PAR M. DE FONSJEAN.
A B C D est un plan incliné , soutenu par quatre mon-tans solidement assemblés ; le dessus de ce plan, qui estun rectangle, doit être creusé d’une épaisseur capablede retenir un bloc de marbre de même figure ; à l’ex-trêmité AB est un assemblage qui supporte un treuil E Fgarni de deux leviers, aux bouts desquels font attachéesdes cordes. A l’autre extrémité C D est une chape avecfa poulie G, placée dans lé milieu de la largeur du plan.Sur.la piece de marbre que l'on veut polir, on pose unsecond planHIL composé de fortes planches bien liées,la surface de ce plan qui doit poser sur la pierre, est faitepar les compartimens 1,2,3, àc. espacées à distanceégale. Ce plan qui tend naturellement à descendre, estretenu par les cordes HI, qui ne font qu’un tour fur letreuil ; au point H est encore une cheville posée hori-zontalement , qui sert à terminer le chemin que doitfaire ce plan, en heurtant contre une seconde chevilleverticale fichée dans le plan inférieur. Le plan supérieurest tiré par un poids P qui passe fur la poulie G.
Comme le marbre fe polit avec du grais, on tailleraplusieurs parallélépipèdes de cette pierre, comme MN ,capables d’être contenues dans l’emboîture O, R, ouelle fera affermie. Ensuite on chargera le plan supérieurauquel sont les emboîtures, & on placera deux hommesau treuil, un à chaque levier ; ces hommes tirant fur lescordes, & les leviers faisant le chemin Xr, il est évi-dent que le plan montera de H en A, où il s’arrêteraen heurtant contre la cheville A ; les leviers étant lâchéstout-à-coup, le même plan redescendra, & ne fera quele même chemin, puisqu’il est arrêté par une secondecheville verticale. L’on volt que le service de cette ma-chine est semblable à celui de la sonnette dont on se sertpour battre des pilotis, puisqu’il n’y a qu’à tirer & lâchersur les cordes qui feront monter & descendre le plan,qui outre sa détermination à descendre est encore tiré parun poids.
Pendant cette manoeuvre un troisième homme fera oc-cupé à jetter de Peau ôt du grais écrasé sur la pierre ; &comme le chemin que parcourt le plan supérieur est plusgrand que l’intervalle des compartimens, il s’ensuivraqueles parallélépipèdes frotteront le marbre dans toute sonétendue. Le poli du marbre s’achevant ordinairement avecde la pierre ponce , on pourra avoir des parallélépipèdes decette pierre, que Pon substituera à la place du grais, lorsquecelle-ci aura fait ses fonctions.
M A C H’I N E S
voir le bout du premier pistolet B. A Pextrêmïté C de cedernier est une vis du même calibre que l’écrou D réser-vé à la culasse du second. Le premier canon C H étant'entré dans l’ouverture de la crosse du second, on tourne; le premier jusqu’à ce qu’il soit uni avec le second; ensuitepour réunir Pâme du second au premier, on tourné la sou-gardeF, à laquelle tient la vis E qui formoit la culassede ce canon, & on tirera par-là cette vis jusqu’au ni-1 veau du paroi intérieur du canon, ce que l’on pourra sa-voir par un certain nombre de tours qu’on lui fera faire ;alors les deux canons n’en faisant plus qu’un, la carabinefera fermée.
La vis G pratiquée dans l’épaisseur du premier canon ,sert à forcer la balle ; il faut que ces pistolets soient plusforts de matière, & plus longs que les pistolets ordinaires.Inexpérience feule donnera les proportions nécessaires, ôcfera voir les propriétés de ces fortes d’armes.
N p . 62.
1700
MANIERE
D E RELEVER
LES VAISSEAUX SUBMERGÉS,
INVENTÉE 1
PAR M. LE BARON DE REDINGUES.
L E vaisseau A B étant au fond de la mer , pour le re- Fig.
lever on fe servira de plusieurs pontons , tels que CD,que l’on amenera à l’endroit où le vaisseau est submergé.
Le nombre de ces pontons fera proportionné à la grosseurdu vaisseau ; on fera plonger plusieurs ouvriers dans lefond avec une grande quantité de grelins , que l'on pas-sera plusieurs fois dans les sabords E E , & dans ceux quileur répondent de l’autre côté. Le vaisseau étant saisi parces cordages qu’on aura fait passer, tant dans la batteried’en-haut, que dans celle d’en-bas, on y joindra plusieurscables, tels que G G G , Lee. dont les extrémités iront fegarnir aux caliornes H H. Ces cables seront appuyés furdes rouleaux IL, pratiqués fur le bord des pontons. Ayantdonc 1 ou 2 pontons de chaque côté du vaisseau, & gar-nis de même , le jour pris pour manœuvrer, on attendral’heure de la basse mer ; ensuite on garnira le funin de cha-que caliorne à un cabestan N , que l’on fera tourner; &après avoir bandé les cables autant qu’il fera possible , onlaissera les pontons dans cette situation, qui nécessairementmonteront à mesure que la mer montera, en soulevant levaisseau : on le transportera pour lors entre deux eaux,faisant marcher le tout ensemble, comme on le volt dansla seconde figure, jusqu’à l’endroit où l’on veut l’échouer. ^ iGII faudra que les pontons soient plus chargés du côtéopposé au tirage, que de ce même côté.
Le succès de cette manœuvre seroit douteux, si on l'ap-pliquoit à un vaisseau submergé depuis long-temps, parcèqu’il y auroit à craindre que les hauts du vaisseau ne fe sépa-rassent du fond, sur-tout si le vaisseau étoit chargé dans letemps du naufrage.
6i. 1700.
PISTOLETS D’ARÇON
DONT ON FAIT UNE CARABINE,
INTENTÉS
PAR M. DE LA CHAUMETTE.
.1. T Es pistolets A, B , ont leur crosse a peu-près sem-is* I 1 blableà celle des fusils; la crosse du deuxieme pis-tolet A est gercée jusqu’au canon : ce trou est pour rece-
N?. 63.
1700.
MACHINE
HYDRAULIQUE,
INVENTÉE
PAR M. ADRIEN DE CORDEMOY.
'On n’a point fait ici de bâtis pour soutenir la machi-ne 3 afin d’éviter la confusion du dessein. L’on suppo-
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