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[Tome premier.]
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44 Recueil des

la même pieceH , parcourant le chemin xp , la rame F setourne alternativement sur son plat ôt sur son tranchant,ainsi que la rame E. II faudroit observer dans l’exécutionde cette machine, qu il y eut toujours une rame fur sonplat,ôc l’autre sur son tranchant, afin de ne point perdrede temps.

L’établiffement d ? une telle machine ne pourroit tout-a-u-plus avoir lieu que fur les galères, & encore faudroit-il se précautionner de rames simples, comme dans lesrames précédentes; celles-ci étant aussi sujettes à êtredémontées soit dansuntempsdecombat,soit par des coupsde mer ; ce qui arriveroit d’autant plus souvent, qu’ellesse trouveroient sur leur plat.

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Machines

c’est-à-dire, une bordée l’une après 1*autre, ìl s’enfuivroitque par la force imprimée à la galere elle seroit toujoursdirigée obliquement, & n’iroit point en ligne drote,quoique le timonier eût égard à cette direction ; car laforce qui agiroit alors passeroit l’avantage que l'on pourroitavoir du gouvernail.

L’Auteur , pour remédier à cet inconvénient, proposede faire des rames coudées, telles que la rame X Y S ,qui ne sortiront point de l’eau : par-là, la galere n’auroitpas tant de dérive ; mais d’un autre côté elle n’iroitpoint avec tant de force, & ces rames seroient autantd’obstacles qui s’opposeraient au chemin de cette ma-chine. On fait abstraction d’autres inconvéniens qui ré-sultent de la construction, par rapport aux grands frotte-mens qui se trouvent ici multipliés.

N°. 87.

1703.

1H5S5R

TROISIEME MANIERE

D E

FAIRE AGIR DES RAMES,

N°. 88.

LAMPE

POUR

1703.

INVENTÉE

PAR M. DE CAMUS.

j Ette maniéré consiste à former dans toute la lon-

ÍG " ' V^g ueur d’une galere, & de chaque côté, des chaî-nes faites de bois ou de fer ; ces deux chaînes font liéesde distance en distance par des traverses qui fervent à lessupporter.

La premiere figure ABOM est une portion de ga-lere , dans laquelle est aulsi comprise une portion de laFig. I. chaîne EFCD. Cette chaîne est liée par les traverses GH,& 11 - IK, qui font percées d’une mortoise en M & L pour yrecevoir les pivots N, O , établis dans le milieu du cour-sier. Ces pivots font chevillés dans les mortoises, de ma-niéré que la chaîne se peut hausser & baisser, & peut aussi semouvoir horizontalement sur les pivots N,O,qui supportentcet assemblage ; cette chaîne porte sur ses bords, auxendroits E, F, G, des especes de lunettes renverséesfaites de fer, qui fervent à assujettir les bouts 8,8 des ra-mes. Au milieu de la piece ED est une mortoiíe Q,dans laquelle passe une manivelle soutenue par ses mon-tans fixés dans le fond de la galere ; cette manivelle sertà borner par sa révolution le chemin qu'il faut faire faireà la chaîne, & par conséquent aux rames. A chaque côtédes pieces FG , ED font des manilles ou manuellesR , R, R, ôcc. aufquels font appliqués les hommes desti-nés à faire marcher la machine.

La rame STV a son centre de mouvement en T, &peut par ce moyen tourner autour de ce point. Le mou-vement de cette machine peut être conçu en cettesorte.

Si l’on suppose les puissances appliquées aux manil-les R, R , ôcc. pesant d’un côté quelconque, ôt poussantde E vers G, il est clair que les rames appliquées ducôté G F, s’éleveront pendant que celles du côté opposéRE tremperont, en décrivant dans l’eau le même arc desrames ordinaires. La manivelle Q en achevant fa révo-lution déterminera la durée d’un coup de rame, ôcempêchera que les puissances ne fassent parcourir à lachaîne plus de chemin qu’il ne faut; ensuite faisantrétrograder cette portion de chaîne , c’est-à-dire, lespuissances du côté C F agissant fur leurs manilles, demême que les premieres, elles feront tremper les ra-mes de ce même côté ; ôc par conséquent celles du côtéD E s’élèveront, ôc ne retremperont qu’après cettebordée.

Les rames agissant alternativement de chaque côté,

ÉCLAIRER UNE VILLE

PENDANT LA NUIT,

INVENTÉE

PAR M. FAVRE.

C Ette lampe est composée de quatre grands bas-sins paraboloïdes A,B,C,D, posés dessus l’extrêmitéd’une colonne ou tour, placée dans fendrait le plus éminentd’une Ville; chaque bassin, comme E, a dans le milieud’un de ses côtés une réserve G qui contient l’huile ; aucôté opposé est un tuyau pour la conduite de la fumée.Les quatre bassins étant joints ensemble , les quatre con-duits de la fumée se réunissent au seul tuyau M, placé aucentre de l’assemblage des quatre bassins.

La réflection qui se fait dans ces fortes de bassins étanttoujours parallèle à l’axe de la parabole, il y auroit lieu decraindre que cette lampe étant trop élevée n’éclairatpas, ou du moins très-peu, les endroits inférieurs fortproches de ces lampes, mais seulement les plus éloignés?ainsi elles conviendroient beaucoup mieux dans une placepublique, où aboutiroient plusieurs rues, si elle n’étoitélevée dans le centre de cette place qu’à une hauteuímédiocre. II seroit nécessaire qu’il y eût quelque chofède diaphane au devant de chaque bassin, asin d’empêche*que le grand vent n’éteignît les lumières. L’on pourroitpeut-être incliner les paraboloïdes en en-bas, ensorte q ljSleurs axes prolongés rencontrassent la terre.

N°. 89. 1703*

A N I E

DE TIRER

LES VAISSEAUX A TERRE»

INVENTÉE

PAR M. BLANCHART.

E vaisseau A que l’on veut tirer à sec est supp 0 ^_ j sur son berceau. On amarrera quatre cables aux

ganeaux B, C, D, E? fixés à la traverse supérieure du b eI q

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