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[Tome premier.]
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67
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APPROUVEES PA

N°, 147. 1714.

REMONTOIR

DE PENDULE,

APPLIQUÉ

A LA PENDULE

DEM. LE BON, HORLOGEUR.

L A propriété de cette machine est de faire remonterle mouvement d’une pendule par la sonnerie, demaniéré qu à toutes les heures, le mouvement est remon-té , ce qui s’exécute en cette forte.

AB est un levier dont le centre de rotation est A : àl’extrêmité B est suspendu un poids P : ce levier porte àpeu près dans son milieu une roue D qui tourne librementfur elle-même : cette roue engrene d’un côté dans un pi-gnon L stxé au centre de la roue de compte E, & de f au-tre dans un second pignon H stxé au centre de la roue dumouvement C, qui est remonté de la maniéré suivante. .

La détente de la sonnerie étant levée, íl est clair quela roue de compte E tournera & entraînera avec elle le pi-gnon L ; ce pignon qui engrene dans la roue D , qui pourlors a son point d’appui dans le pignon H, élèvera né-cessairement le levier qui parcourra suivant l’arç \y unchemin proportionné à celui dç la roue de compte. Ce le-vier ôc la roue de renvoi D étant élevés , le point d’appuichange ; car le pignon L ne pouvant plus tourner , puis-que la sonnerie ne marche plus, le poids qui tend toujoursà descendre , oblige la roue D de tourner en faisant tour-ner aussi le pignon H & tout le mouvement qui correspondà la roue C. Comme cette machine peut remonter à tousles quarts, il s’ensuit qu’elle ne peut cesser de faire aller lemouvement. On ne s’arrêtera point à la faute que le Gra-veur a faite ici en partageant la roue de compte dans des dis-tances égales , toutes les ouvertures dans lesquelles la dé-tente doit entrer doivent être dans des espaces propor-tionnés aux heures ; c’est-à-dire, que la distance de 1 1 hà i2 h doit être la plus grande , & la distance de ia h àih la plus petite; ce font aussi les temps où le remon-toir fait le plus Ôt le moins de chemin.

Indépendamment de la pendule précédente, cette in-vention est exécutée dans plusieurs pendules de M. leBon, telle que celle de la salle de l'Académie ôt autresqu’il a faites ; & cette maniéré est par»tout exécutée avecsuccès.

N®. 148.

1714.

INVENTIONS

POUR

ABAISSER DES FARDEAUX?

PAR LE P. RESSIN, DE MORATOIRE.

L 'On suppose ici qu’il faille descendre des sacs degrain a un grenier qui est à un quatrième étage : onplacera une poulie P à l’ordinaire au bout de la fenêtre.Sur cette poulie passera une corde dont un des bouts por-tera un crochet C, ôtl’autre une petite cuve ou seau D.A côté de la fenêtre on placera un entonnoir A, qui en-

R L* A. C A D e’m I E. 6 J

trera dans un tuyau ST de fer-blanc ou d’autre matièrecapable de se soutenir & de regner dans toute la hauteurde la maison. Ce tuyau se dégorgera dans une grandecuve M qui fera furie pavé. Ce préparatif fait, & le seauD supposé à côté de la grande cuve M pleine d’eau, lors-que l’on voudra descendre un sac, on l’attachera dans legrenier à l’extrêmité C de la corde. Pendant ce temps onremplira en bas le seau qui est à 1 autre bout de la cor-de , après quoi on poussera le sac hors de la fenêtre , quidescendra aisément jusque dans la charette , le seau luiservant de contrepoids. Lorsque le seau sera arrivé à la,fenêtre, on le vuidera dansl’entonnoir A , & seau se ren-dra dans la cuve par le tuyau TS ; alors on fera descen-dre le seau à vuide, qui par conséquent fera remonterl'autre bout de la corde pour reprendre un autre sac, & ainsisuccessivement.

La seconde figure est une application de cette mécha-nique à un gruau, pour conserver les matériaux dans lesdémolitions ; on les marque des mêmes lettres, parce qu’iln’y a qu’à supposer une pierre au lieu d’un saç de grain,ce qui ne change rien à la méchanique.

[XX3

N°.

M A N I ERE

U ÉLEVER

DES MATÉ RIA

1714.

DANS LA CONSTRUCTION D'UN BATIMENT,

PAR LE P. RESSIN, DE MORATOIRE.

L ’On suppose ici que le bâtiment que l’on construitsoit diíposé de maniéré que l’on puisse y conduire deseau dans un réservoir AB au secours d’une conduite Gqui provienne d’un aqueduc , ainsi qu’il se pourroit prati-quer aux environs de S. Gloud, de Marli&de Meudon.On soudera à ce réservoir un tuyau vertical EF recour-bé en FG qui rentre encore verticalement en terre &passe horisontalement dans un trou réservé aux fondationsde ce mur , pour ensuite fournir de seau aux ajutagesIK , .LM : l’ajutage LM est adapté le long d’un gruauou engin MNO, à l’extrêmité O est pratiqué un robinetqui rend i'eau dans un grand baquet P, placé un peu au-dessous du niveau du réservoir : ce baquet a aussi un ro-binet R qui rend I’eau dans un seau S suspendu à l’extrê-mité d’une corde qui passe sur la poulie T du gruau ;l’autre extrémité V de cette corde tient à la pierre quel’on veut enlever. Le seau doit être , s’il se peut, d’unecapacité telle que le solide d’eau qu’il contiendroit fasseéquilibre avec une des grosses pierres qu’on pourroit en-lever dans la construction de ce bâtiment; pour lors il n’yaura que peu de force à ajouter pour enlever ce fardeau.Gela supposé , soit la pierre V proposée, le seau étant aurobinet R du baquet P, on attachera la pierre, on mettradans ce seau autant d’eau qu’il est nécessaire pour enle-ver cette pierre ou du moins pour la tenir en équilibre;ensuite on ajoutera la force nécessaire, & on élèvera fanspeine cette pierre à la hauteur du bâtiment, où étant arri-vée & posée , on vuidera le seau qui pour lors fera tout-à-fait en bas ; ainsi I’eau que l’on emploie à cet usage vaen pure perte. On recommencera ia même manœuvrepour élever une seconde, une troisième pierre,&c.

L’ajutage IK peut être prolongé pour servir à un fé-cond gruau , & l’on peut par ce moyen mettre beaucoupde rameaux à une souche qui pourra fournir à plusieursmachines à la fois.

La sujétion d’élever le grand réservoir, d’alonger les