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[Tome premier.]
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*jo Recueil de

celui du balancier GO P qui fait mouvoir la roue H : voicice que l'on ajoute pour que ce chariot:|è puisse charger«n marchant dans une terre déja remuée.

 l'extrêmité E du balancier mobile au point F, onajoute un tirant EL, qui tient à un second balancier IM; àl’extrêmité M est attachée la pelle MN, garnie de deux man-chereaux coudés, comme on le voit en R ; c’est entre sesdeux branches qu est contenue l’extrêmité C du tombe-reau CD. Comme le balancier est mobile autour du pointL, ôc qu’il décrit un grand arc par le bout M, qui est àquelque distance du centre de mouvement, il arrive quepar ce mouvement la cuillier se charge par un mouvement& se décharge par un autre, en venant heurter son man-che contre le bord C du tombereau. La chose supposée posíible, il seroit nécessaire d’avoir deux pelles qui travail-lassent alternativement pour sauver la perte de temps quise rencontre en ne se servant que d’une seule.

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N°. i $ 6 . 1715.

MOYENS

D’EMPÊCHER-

S M A C H I N E S

Ce genou est composé d’une boule E, à laquelle est at-taché fixement un canon F G au-dessus d’un trou F H quitraverse la boule diamétralement, de maniéré que cesdeux ouvertures forment un seul canon H F G. La bou-le intérieure, représentée dans le profil par les lettresF E HIL peut se mouvoir de P en M 3 dans la calotteMNOP; cette calotte tient solidement à la plaque B Ddu fourniment, ôc est percée d’un trou en N, qui se jointau canon HFG, en sorte que le tout ne fait qu’un seul con-duit, d’où la poudre sort facilement. Lorsque la charge estfaite l’on replie le genou , en faisant faire au canon HG,d’un côté le chemin GS , & de l’autre le cheminHI;pour lors le trou H éloigné de l’ouverture N est bouchési parfaitement par la surface de la boule, que l’on n’a plusrien à craindre de la part du feu. On assujettit encore cetteboule par la vis V, dont l’écrou se trouve dans l’épaisseurde la calotte.

Quoique cette méchanique se trouve dans la plupart desinstrumens tels que les planchettes ôc autres qui serventà prendre des angles fur le terrein, lesquels se replient demême sur un genou ; l’application en a paru nouvelle ,& on a jugé que ce fourniment seroit d’un usage com-mode.

LES CHEMINÉES DE FUMER ,

INVENTÉS

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

AB est une cheminée qui porte sur ses côtés les plusétroits, deux feuilles de tôle C D pour recevoir l’extrêmi-té d’un arbre qui porte une feuille EF , de même matière.Cet arbre est attaché dans le milieu de cette feuille, & tournelibrement dans les trous des deux plaques C, D ; la partieinférieure GH de la plaque entre dans la cheminée, ôc s’ap-puie alternativement fur les côtés, c’est-à-dire, que quandle vent vient de la partie I, la plaque EGH s’appuiesur lecôté L; & quand au contraire le vent vient de la partie M,la même feuille fait la bascule, ôc s’appuie pour lors fur lecôté N. Le vent continuant toujours de souffler dans lamême direction , la feuille demeurant en cet état, laisse-ra échapper la fumée.

La seconde invention consiste en une feuille PQR sem-blablement suspendue : elle ne différé de la précédentequ’en cequ’elleest courbée ; du reste elle produit le mêmeeffet. Dans l’un & l’autre cas on pourroit craindre qu’unvent trop oblique ne fit pas faire à la bascule le même effetque quand il vient directement d’un côté ou de l’autre, enfrappant sur la surface entiere de cette feuille, Ôc par cemoyen les cheminées où l’on seroit usage de cette inven-tion , ne seroienb pas entièrement garanties de l’incom-modité de la fumée ; mais comme il arrive que des che-minées ne fument que par de certains vents, l’on pour-roit disposer la machine par rapport à ces mêmes vents,pourvu que les cheminées eussent aussi la disposition con-venable à recevoir la machine dans le cas des mêmesvents.

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N°. 157. 1715.

FOURNIMENT

DONT

LA CHARGE SE PLIE SUR UN GENOU,

INVENTÉ

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

Fig.I. T E corps du fourniment AB ne différé point des four-I j nimens ordinaires ; c’est dans le genou C appliqué àla plaque B D que consiste la nouveauté de celui-ci.

N°. 15 B.

171s.

FOURNIMENT

QUI CHARGE

A POUDRE ET A BALLE,

INVENTÉ

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

L E corps du fourniment AB est à l’ordinaire, ôc nedifféré des autres qu’en ce qu’il est séparé intérieu-rement par une cloison d’une matière semblable à cellequi compose le fourniment : cette cloison se divise en deuxcapacités égales ; elle divise de même le conduit C D &forme deux passages, dont l’un sert pour les balles, ôc l’autrepour la poudre, qui se trouve séparée des balles dans lefourniment par la cloison E F.

Sur le conduit CD il y a une bascule GIH, portée parune goupille en I, & autour de laquelle elle peut se mou-voir : cette bascule porte à distance égale du point I, deuxlanguettes L, N à l’extrêmité des branches GL,MN.Ces premieres languettes fervent à faire la charge de lapoudre , ôc les languettes OP qui y font jointes, passentpar des ouvertures , R S, faites à la séparation EF : ceslanguettes O P croissant du côté des balles, ôc se mouvantlibrement dans les ouvertures R, S, fervent à faire la char-ge des balles. La méchanique de cette machine se mani-feste d’elle-même. L’on conçoit que la poudre ôc les ballesfont d’abord retenues par les deux languettes L O, ôc quele passage des deux autres P N est libre, par rapport au res-sort T VX , qui tient toujours la bascule relevée. Lorsquel’on voudra charger, il faudra premierement mettre undoigt du côté des balles, ensuite peser sur le bout H de labascule; il est clair que la languette N séparera la poudrequi se trouve dans le conduit, de celle qui est dans le corpsdu fourniment, ôc fera la charge toujours juste ; la lan-guette P fait la même chose pour les balles: ainsi après avoirmis la poudre, retenant toujours la bascule, on ôtera ledoigt, ôc on mettra les balles dans le fusil.

Ces sortes de fournimens font bons entre les mains depersonnes attentives ; car on pourroit souvent se tromperen mettant le doigt du côté de la poudre, & par conséquentlâchant les balles avant la poudre; ce qui occasionnèrent duretardement.