préfacé:
naire, qui contienne tous ceux qui regardent l’Ar-chitecture , la Sculptute , la Peinture , & les autresArts qui en dépendent ,& qui font comme subordon-nez à ces trois premiers. On a mefme jugé que cetOuvrage embrassant une grande partie des plus beauxArts , il poura donner sujet de poursuivre un jour cequi regarde ceux dont je n'ay point parlé , & dontil est mal aise de se bien instruire fans en appren-dre d’abord les principes , 6c en sçavoir les termespropres.
En effet si les paroles font comme autant de coupsde pinceau, qui forment dans lefprit les images deschoses, & fans quoy il est impossible de les faire con-noistre , il n'y a rien dans les Arts de si importantpour en bien parler , & de si nécessaire pour jugerde toutes sortes d ouvrages , comme de íçavoir ceque chaque mot signifie. Car ce qui fait que les Ou-vriers n’executent pas toujours les choses commeon se les est imaginées , & qu ils font le contrairede ce que l’on souhaite , c’est qu’ils parlent un lan-gage que l’on n’entend pas bien , & que faute deleur exprimer dans ce mefme langage ce que l’on dé-siré , ils ne conçoivent qu’imparfaicement l’intentiorìde ceux qui les employeur, qui de leur part ne peu-vent souvent juger de ce qu’on doit faire que quandl’Ouvrage est achevé.
Outre ces raisons qui peuvent donner lieu à ex-pliquer les termes des Arts, il y en a une autre qui Lbeaucoup contribué à faire entreprendre ce travail ;ça esté de laisser aux siécles avenir, non seulement^intelligence de ces termes, mais aussi de plusieurs