PREFACE.
habilles hommes dans tous les Arts dont Ton parle ;avec lesquels on puisse alternent s’entretenir. Carbien íouvent pensant en consulter quelques-uns pourconnoistre leurs outils , ou apprendre quelque cho-ie de leur Art, on trouve d-es gens ignorans ou bi-zarres , qui au lieu de respondre aux demandes qu’onJeur fait, 8c parler sincèrement du meísier dont ilsse meílent, disent des choies toutes contraires à cequ’on désiré íçavoir, 8c souvent par malice déguisentla vérité qu’on recherche. Dans quelques rencon-tres, j’ay trouvé de ces derniers, dont les uns pourfaire un grand mystère de quelque maniéré particu -lière de travailler , faisoient des contes ridicules ; 8cd’autres qui cachoient des outils & des machinescommunes 8c ordinaires qu’ils ne vouloient pas lais-ser voir. Il est vray que ce ne sont pas les meilleursOuvriers qui sc conduisent de la sorte , mais lesplus ignorans, qui ne produisent rien de leur pro-pre esprit , conservent cherement quelques instru-mens , 8c quelques secrets dont ils tirent tout leuravantage.
Mais afín de rectifier encore plus toutes les chosesqui sont contenues dans ce Traité, je n’ay pas vou-lu les publier sens les avoir auparavant communiquéesdans l’assemblée des Architectes du Roy , qui sonttoutes Personnes íçavantes dans les Sciences 8c dansles Arts , que se Majesté a choisies , 8c dont Mon-sieur Colbert forma une Académie d’Architecture àla fin de Tannée 1671 .
Cette Académie fut d’abord compose'e de six Archi-zeHes ,qui font Messieurs le Vau, Citart, le Pautre,
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