LIVRE PREMIER. **coup ,est le pire de tous, car il se pourrit bien-toit& íè met en poudre à cauíè des vers qui s y engen-drent , ôc qui non seulement gaílent la partie oùils s’attachent, mais aussi l’autre bois qui vient à letoucher. C’eítpourquoy en toutes, sortes d'Ouvra-ges , il ne faut pas souffrir que les Ouvriers em-ployeur du Bois, où il y ait de X Aubier, principale-ment en Menuiíèrie -, ôc en Charpenterie, le moinsqu’il ie peut.
Le Bois quoyque boníè gaffe quelquefois , ôc de-vient 'vicié , lorsqu’estant roulé , il a este pôle en oeu-vre: ce qui íè connoist par les rongnes ou moufles ,qu’il jette en dehors, comme si c’e'toient des cham-pignons ou mousserons.
Lorsqu’il est eschauffe' , il est encore sujet à unautre sorte de vice , qui le fait devenir tout plein depetites taches blanches, noires & rousses , ainsi quepourriture ; il y a des païs où les Ouvriers l’appellentpouilleux , quand il est ainsi.
Il íè corrompt aussi quand il estrassemblè contred’autre Bois endommage' à’Aubier y comme j ay dit ■>ôc souvent il arrive que le hale excessif le faic fendretout au travers. Le meilleur remede à cela, íèroit debien choisir le Bois, ôc de ne le prendre que bien con-ditionne' ; mais comme il est difficile à connoiffre ,la précaution qu'on doit y apporter, est de laisser ,autant qu’il le peut ôc que les ouvrages le permet-tent , de la séparation entre les Bois , asin que levent y puisse passer ffaiíànt en sorte que les Plattes-formes , Poutres ôc Solives, ne touchent jamais lemortier ny le piastre, qui eschauffent ôc pourrissent