LIVRE PREMIER. 10 $qu’il pourra ; car plus l’Acier est au feu , & plus ilse galle.
C e n’est pas encore assez qu’il íçache bien choi-sir & bien forger le Fer & l’Acier, il doit avoir uneconnoissance particulière des Trempes néceíïàirespour chaque íorte d’Acier ; considérer quel Acier Scquelles Trempes conviennent le mieux aux chosesqu’il entreprend de faire, n’estant pas égalementpropres pour toutes íortes d’ouvrages.
Pour tremper le petit Acier Lìmojìn , Clamesy, &l’arificiel, âpres que l'on a forgé, acéré, Sc d relieles pieces on les fait rougir dans le feu un peu plusque la couleur de cerise ; aprés quoy on les trempedans de leau de fontaine ou de puits, la plus froideest la meilleure.
Quelques-uns mettent du verre dans la forge,avant que d’y chausser l’Acier; le faiíànt fondre Scattacher au tour de leur ouvrage pour le trempereníuitte lorsqu'il est bien chaud. Mais plusieurscroyent que cela ne sert de gueres.
D’autres prennent du sel commun ,1e pilent, Scen mettent íur f Acier ,lorfqu’il est chaud & prest àtremper. Cela peut rendre l’Acier plus dur, Sc fairequ’il n eclatte pas si-rost.
Aprés avoir chauffé l’Acier, & jetté du sel dessuson le met incontinent dans de leau froide, Sc on l’ytient jusques à ce qu’il toit froid ; aprés quoy on luydonne un peu de recuit, c’est-à-dire qu’aprés avoirtrempé l’outil, on le met aussi-tost ser une piece defer chaud , jusques à ce que la blancheur qu’il acontractée par la trempe , vienne à se perdre en de-
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