ro8 DE L 1 ARCHITECTURE,taille. Estant bien dégraissées , on les couvre de lasoie détrempée, comme j’ay dit • Le faiíànt un pa-quet de plusieurs Limes , au milieu duquel il y a uncanon de fer avec une verge de fer dedans qu’onnomme Efprouvette , on couvre tout ce paquet deterre franche. On le met chausser avec du charbonde bois, dans un fourneau à vent ,fait de briquesou autrement, jusques à ce que les Limes soient encouleur de cerise, ou un peu plus rouge , ce quel’on connoist par le moyen de YEfprowvette, ou ver-ge de fer , que l’on tire doucement hors du canon.
Les Limes neuves faites de fer, íe doivent chausserdavantage , & tremper plus chaudes , que fi elleseífoient vieilles ou retaillées pour la seconde outroisième fois, ou qu’clles fussent d’Acier.
Lorfqu’on volt qu'elles font assez chaudes , onles jette dans quelque vaisseau plein d’eau de fon-taine ou de puits ; la plus froide est toujours lameilleure.
Si les Limes fe courbent ou s’envoilent à la Trem-.pe,on les pourra redresser en les pliant doucementdans l’eau , avant quelles soient tout-à-fait froidesôc avant que de les ester. Car fi on attendoit quel-les fussent seiches, on lescasseroit en les redressant.
Apres quelles sont froides , on les nettoyé avecdu charbon de bois, ou du linge , pour en ester lacrasse ou la fuie qui demeure dans la taille. On lesmet fecher devant le feu ; & enfin on les enfermedans quelque boete avec du son de froment pourles garder de la rouille.
Si ce sont Limes douces, il fayt les envelopper dans
des