LIVRE PREMIER. zh
paíser le Gond. Aprés quelles font soudées, on lesouvre & on les separe lune de l’autre , autant quela Porte a d'épaisseur , puis on les courbe quarré-ment, pour les faire joindre des deux costez contrela Porte. On met quelquefois des feuillages íur cessortes de bandes.
L’on met auífi assez souvent un Pivot, qui prendsous le bas de la Porte, ôc dont la pointe entre dansune Crapaudine , fouette , ou Grenouille de fer ou decuivre , bien à plomb au droit des Mamelons desgonds qui font dessus.
On ferre aussi les grandes Portes aveè des Fichesà gond , qu’on appelle ainsi à cause qu’elles sentaislent dans le bois. Elles doivent estre forgées à panspardessus le Mamelon , & arrestées avec de bonsclous ou pointes. Si l'on attache la Porte contre dela pierre, il faut faire un trou pour le Gond pluslarge au fond qu a l’entrée , ann qu’il n’en puissesortir , quand il sera sellé en piastre ou en plomb.
L’on met à ces Portes de grandes barres de boisou de fer qu’on appelle Fléaux , quife tournent furun Boulon de fer par le milieu , &c qui servent pourles tenir fermées avec une Serrure quarrée , & unVeroìiil ; ou bien avec un Moraillon par le bas.Quelques uns y mettent des barres de fer par der-rière que l’on nomme Pied de- biches ou Jrcboutans ,qui ne ferment qu’une moitié de la Porte. Maispour estre mieux, l’on fait que ces barres sont dou-bles par le bout ; pour fermer en mefme temps lesdeux costez de la Porte. L’on y met auíïì un Morail-lon qui entre dans une petite Serrure quarrée , à
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