LIVRE PREMIER. u 3re , on détrempe le tout ensemble avec de seauclaire en consistance de paste , dont on couvrel'ouvrage de l'épaisseur de t. 3. 4. 5. ou 6. lignesou davantage selon fa grosseur. Estant couverte ,il faut la mouiller , mettant de leseaille de fer pardessus pour secher un peu seau , & pour empef-cher que la terre ne fe fende au feu ; puis la chauf-fant un espace de temps, on tourne la beíongne parplusieurs fois, de peur qu’ejle ne se chauffe trop d’uncosté, ce qui se fait jusques à ce quon voye uneflamme ou fumée bleue & violette qui forte de laterre, &qui sera un signe evident que le laton estfondu , & qu’il coule également par tous les en-droits nécessaires. Cela fait, on ostè la beíongne dufeu, la tournant doucement de tous les costez jus-ques à ce quelle soit un peu refroidie , & que lelaton ne coule plus -, Car autrement il s'en trou-veroit plus en un endroit qu’en un autre. On klaifle refroidir dans la terre jusques à ce quonpuisse la manier aisément avec les mains. Toutesles groíses pieces se basent de la mesme maniéré.
Si c’est quelque piece délicate , on peut fans lacouvrir de terre prendre du laton , le mettre sur lapiece qu'on veut baser , & la mouillant avec deseau claire,y mettre du borax en poudre, ôc la faire se-cher doucement devant lefeu. Car si d abord on l’enapprochoit trop, seau venant à s’échauffer & à bouil-lir , jetteroit le laton &c le borax hors de leur placevMais a prés qu il est sec, on le met fur le feu, &enapprochant le charbon de tous costez, l’on cn mecun par dessus, fans pourtant qu’il touche la piece T .