LIVRE PREMIER. íj3
à dire où il estoit blanc , & où ils n'avoient pasgravé avec TEmeril ; Ce qu’ils observoient pour em-pêcher que les couleurs nouvelles ne se brouillassent:avec les autres en mettant les pieces de Verre aufeu , comme li lèra dit cy-aprés. Ainsi elles se lou-voient diversement brodées & figurées. Quand ilsvouloient que ces ornemens parussent d’argent oublancs, ils se contentoient de découvrir la couleurdu Verre avec YEmeril^ ans y rien mettre davantage*
Et c’est par ce moyen qu’ils donnoientdes rehauts& des éclats de lumières fur toutes fortes de cou-leurs.
Pour ce qui est de la maniéré de peindre íur le maniez »,Verre, le travail s en fait avec la pointe du pinceau,principalement pour les carnations ; & pour les cou-leurs on les couche détrempées avec de seau & dela gomme, de la meíme sorte qu’en miniature, com-me on verra dans la fuite.
Quand on peint íur le Verre blanc, & que l'onveut donner des rehauts, comme pour marquer lespoils de la barbe, les cheveux, & quelques autreseíclats de jours, soit fur les draperies, soit ailleurs,l’on se sert dune petite pointe de bois, ou du boutde la Hampe ou manche du pinceau, ou encore d uneplu me, pour enlever de dessus le Verre la couleur quel’on a mise dans les endroits où l’on ne veut pas qu'ilen paroisse.
Les matières nécessaires pour mettre les Vitres encouleur, sont les Pailles on Efcatlles de fer qui tombentsous les enclumes des Mareíchaux Iorsqu’ils for-gent f le Ùaklon blanc , OH les petits cailloux de rivière
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