LIVRE PREMIER. 287qui regarde la force de la colle, que la quantité ouépaisseur du blanc, pour éviter qu’il ne s’écaille.
Quand le nombre des couches est achevé soit entappantÇok en adoucijjant, 'û faut laiíser bien fecherl’ouvrage avant que d’entreprendre de l’adoucir ; Etlorfqu’on voit qu’il est parfaitement sec , l’on prendde l’eau bien nette Se avec de gros linge tout neuf,& le plus ferré qu’on peut trouver dont l'on enve-loppe de petits bastons de bois de lapin coupezquarrément, ou en angles, ou en pointe, selon quel’Ouvrage & la Sculpture le demande, on frotte, &l’on adoucit tout le blanc.Puisso servant dune bros-se de poil de sanglier, qui ait servi déja à blanchir, parce qu’elle en est plus douce, l’on mouille l’ouvrage,à mesure qu’on le frotte avec le linge qui est autourdes petits bastons, ce qui sert à rendre le tout plusuny , & à oster les bosses & les ondes qu’on a pûfaire en ne blanchissant pas également, ou lors mef-me que le bois ne se trouve pas bien uny • Car plusFouvrage est adoucy & plus on a de facilité à brunirl’Or qu’on met dessus.
11 faut austì , à meíùre que l’on frotte & quel’on adoucit , se servir de la brosse douce , pourmouiller & laverie blanc ,afìn d’oster de limon quise fait en adoucissant , & retirer de mefme l’eauqui peut demeurer dans les creux , en efpreignancla brosse, & la lavantà mesure que l’on oste bor-dure qui s’y met.
Lorsque le Blanc est bien sec, l’on prend de lafrtfa } avec laquelle on frotte touc l’ouvrage, pouroster encore mieux les grains, & les inégalités qui