LIVRE PREMIER. t * 9
bien plus rude & bien moins unie, que loríquellea receu neuf ou dix couches de blanc, & quelle estcoupée, taillée , & contournée, comme j’ay dit cy-dessus.
Aprés que l’ouvrage a esté coupé , recherché ,& bretelé , il faut prendre une brosse pour le frot-ter avec de seau bien nette parce qu’il ne peutqu’il n ait esté engraissé à force de le manier. En-suite & íur le champ, l'on peut prendre de bel O-cre jaune infusé dans de seau , c’est-à-dire qu’ilfaut le détremper , & faire fondre dans seau , &aprés lavoir laissé rasseoir quelque temps le veríèrpar inclination , asin que ce qui est de grossier, &qui n’a pas esté dissous , demeure au fond , & íoitséparé du reste. Ou bien on le broyé íur une Ef-caille de mer ou autrement, & on le détrempe avecun peu de colle, plus foible de la moitié que cellequi a íervy à blanchir , on appelle cela de la dé-trempe. Aprés savoir fait chauffer , son en couchetout souvrage principalement dans les fonds, Iorf-qu’il y a de la Sculpture , afin que cette couleurpuisse suppléer à l’Or, qu’on ne peut pas mettre dansles creux.
Quand le Jaune est sec, si c’est une bordure de Ta-bleau par exemple, on la couche toute d'Jjfette , ex-cepté dans les creux. Il faut détremper l 'Jjftette aveccette mefme colle à détrempe, dont l’on s’est íèrvipour l'ocre. L’on donne la premiere couche un peuclaire, & loríquelle est lèche l’on en donne deux au-tres , mais il faut que l 'JJfette ait plus de corps & soitplus épaisse, ayant peine à couler dc la brosse , qui
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