LIVRE PREMIER. 1 97
bre, on prend du noir de fumée calciné : on le broyéavec un peu de Pierre de Mine , de XHuile d'olivede l'eau de Savon , puis estant détrempé avec de lacolle à détrempe, on en donne deux ou trois cou-ches , 6c quand il est: ícc on le brunit. Quand onvent qu’il y paroisse des veines de marbre blanc, ony fait de petites veines blanches avec un pinceau ,avant que de le brunir.
Il y a un Blanc qu on appelle le Blanc des Car-mes qui íè fait avec de la Chaux de Senlis de la plusblanche j layant esteinte , on la passe dans de pe-tits tamis bien fins. On l’employe claire comme■du lait, & l'on en donne cinq ou fix couches ; maisil faut laiííèr lécher chaque couche, avant que d’enmettre une autre; & bien manier toutes les couches,c'est-à-dire les bien froter avec la brosse ; C'est cequi le frit tenir plus ferme & mcfme le fait reluire.Quand ce Blanc est employé íùr de la Pierre ou duPiastre bien íèc , il ne jaunit point. Si on veut lefaire reluire , il faut le froter avec une brosse de poilde sanglier , ou bien quand il est bien sec avec lapaume de la main.
Pour la seconde façon de dorer, qui est à Hui-le on íè sert de la Couleur qui tombe dans les Pin-celiers oû les Peintres nettoyent leurs pinceaux , 6cqui devient extraordinairement grasse par la lon-gueur du temps. On la rebroye, 6c on la passe parun linge ; & quand on veut dorer , on 1 appliquedélicatement íur l’ouvrage avec un pinceau , de lamestne maniéré que pour peindre : faiíànt en forteque cette couleur íoit également estenduë , afín
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