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<ìe marbre ou d’yvoire , íbit qu’il employast toutesfortes de métaux. Mais ausiì-tost il s’éleva quantitéd’excellens hommes qui mirent la Sculptureau plushaut point, où elle ait esté. Car dans Sycione l’onvit Polyclette, dont les Figures estoient l’admirationde tout le monde , & le modele de tous ceux quivouloient estudier. Eníùite parurent Myron qui ef-toit inimitable dans tout ce qu’il faifoit ; Lysippedont le nom vivra autant que celuy d’Alexandre ,& qui íeul eut le crédit de jetter en bronze l’imagede ce Prince ; Praxitelle & Scopas qui ont fait lesadmirables Figures & les Chevaux que l'on voit en-core à Rome devant le Palais du Pape k Montéesvallo. Ce Scopas eut pour concurrens, Briaxis, Ti-mothée & Leocharés qui travaillèrent au fameuxtombeau de Mauíble Roy de Carie. Cefííodorus ,Canachus , Dedale , Buthieus disciple de Myron,Nyceratus, Euphranor, Théodore, Xenocrate, Phi-romachus , Stratonicus, Antigone , qui avoic écritun traité de son Art. Les excellens Hommes quiont fait le Laocoon , Ageíàndre, Polydorc, & A-thenodore, dignes tous les trois dune louange im-mortelle pour un si beau travail ; & une infinitéd’autres dont les noms de quelques-uns ont passé àla postérité, & les autres ont péri avec leurs Ouvra-ges. Car quoyqu’il y eut un si grand nombre de Sta-tues en Asie, en Grece & en Italie , que dans Romeseulement, il s’en trouvast davantage, à ce qu'onnous rapporte , que d’hommes vivans ; il en restenéanmoins aujourd’huy une tres petite quantité ,particulièrement des plus belles.