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Des principes de l'architecture, de la sculpture, de la peinture, et des autres arts qui en dependent : avec un dictionnaire des termes propres à chacun de ces arts / André Félibien
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LIVRE SECOND. i3 i

qui se connoist par la quantité qui en sort ( car ilsaut auparavant peler la cirequ’on employé ) onosteles terrines, 6c I on bouche avec de la terre les trouspar où la cire a coulé. On remplit tout le vuide dela foíse qui est entre le moule 6c les murailles avecdes morceaux de briques qu on y jette doucement,mais fins arrangement. Et loríqu’il y en a julqu’auhaut, on fait un bon feu de bois dans le fourneau.Comme la flame est interrompue par ces morceauxde brique, elle ne peut monter avec violence, ny en-dommager le moule, mais feulement elle communi-que íà chaleur en tra verlan t tous fes morceaux de bri-que quelle échauffe de telle ferre, qu'enfin ils devien-nent tout rouges, &le moule de meíme. Apres quele feu a esté allumé environ vingt quatre heures ,& qu on voit que les briques ôc le moule de la Fi-gure sont allumez juíqu’au haut, on laisse éteindrele feu 6c refroidir le moule, en ostant toutes les bri-ques que l'on avoit mifes autour. Loríqu’il n’a plusaucune chaleur on jette de la terre dans la foííè, pourremplir le vuide qu’occupoit la brique : 6c à mesureque l'on verse cette terre l’on marche dessus, 6c onla presse contre le moule. Mais il faut qu’elle soitun peu humide pour se presser mieux , & faire uncorps plus solide -, 6c aussi qu’elle ne le soit pas assezpour humecter 6c communiquer son humidité aumoule, qui ne doit plus estre chaud, par la raisonque s’il avoit encore quelque reste de chaleur , ilaípireroit cette humidité , ce qui cauferoit beau-,coup d’accidens loríqu'on viendroit à jetter le métal.

Pour fondre le métal l’on a un fourneau à cos-

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