z66 DE LA SCULPTURE,dre de diamant dilayée avec de l’huile, selon le mé-rité de l’ouvrage & la qualité de la matière ; car ily a des pierres qui ne valent pas qu on dépeníe dela poudre de diamant à les tailler, & mcíme qui íètravaillent plus promptement avec l'Emeril, commeíònt le Jade , le Girafol , la Turquoise , & pluíieursautres qui semblent estre dune nature granè..
Quand toutes ces fortes de pierres font polies, &qu on veut les graver , soit en relief, soit en creux ;si ce sont de petits ouvrages, comme médaillés, oucachets, on íè sert dune machine appellée Touret ,qui nest autre choie qu une petite roue de fer, doncles deux bouts des essieux tournent, & font enfer-mez dans deux pieces de fer mises de bout commeles lunettes des Tourneurs, ou les chevalets des Ser-ruriers , lesquelles s ouvrent, & se ferment commeon veut, estant pour cet effet fendues par la moi-tié , & íè rejoignant par le haut avec une traversequi les tient , ou faits dune autre maniéré. A unbout d un des essieux de la roue l’on met les outilsdont l'on íè íèr.t, lesquels s’y enclavent, & s'y af-fermissent par le moyen d’une vis qui les íèrre, •&les tient en estât. On fait tourner cette roue avecie pied pendant que dune main l'on présenté , &l'on conduit son ouvrage contre l’outil, qui est defer doux , si ce n'est quelque-uns des plus grandsqu'on fait quelquefois de cuivre.
Tous les outils quelques grands ou petits qu ilsstrient, Jont faits, ou de fer , ou de cuivre, commeje viens de dire. Les uns ont la forme d’une petitepirouette; on les appelle des Scies, lçs autres qu'cQ