L I V R E S E C O N D. 389
tre sous la presse pour imprimer une mefme Estampe.Elles estoient gravées de telle façon, que lune íèr-voie pour les jours, & les grandes lumières ; l'autrepour les demy teintes, 3c la troisième pour les con-tours , & les ombres fortes.
Cet Art de graver íur le cuivre , 5e íur le bois,s’est tellement perfectionné, &c est devenu si com-mun , que la quantité des ouvrages qu on a faitsest presque innombrable. L’on en peut juger par leRecueil que monsieur l'Abbé de Marolles a pris lefoiy d’en faire, 3c qui est présentement dans la Biblio-thèque du Roy.
Il est vray qu’aujourd’huy la Graveure en bois estbeaucoup décheuë, 3c qu’il n’y a pas d’Ouvriers ca-pables d’executer des piecespareilles à celles que l’onfaisoic il y a cent, 3c six-vingt ans ; à cause lans dou-te que l’on trouve plus de facilité à graver íur le cui-vre. Cependant les planches de bois sent d’un grandiiíàge , 3c beaucoup plus commodes que les autresdans une infinité de rencontres , principalementquand il faut mettre dans les livres d’Histoires, ouautres traitez, des figures pour l’intelligence du disecours ; Car comme elles s'impriment en meíme-temps que la lettre,elles épargnent bien du temps,& de la dépense qu’on est obligé de faire quand illes faut graver fi,r le cuivre au burin, ou à l’eau for-te , 3c les tirer ensuite.
Ces deux maniérés néanmoins, sent aujourd’huyles plus en uíage, 3c c’est dont nous voyons une in-finité d’excellens travaux. Celle qui se fait à l’eau for-te, semble plus commode pour les grandes ordon-
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