LIVRE SECOND. * ^
che , qu’elle ne morde pas également par tout ; cequi fe fait avec une mixtion d’huile , & de fuis dechandelle.
Pour cet esset, il a une eípece de quaiífe de bois ;poissée, contre laquelle il attache fa planche un peuinclinée, & jette 1 eau-forte dessus , en sorte qu'el-le n’y fait que couler , & retomber aussi-tost dansun vase de terre qui ess dessous. II prend garde lorsque les parties qui ne doivent pas eítre si mangéesont assez receu de cette eau, èc ostant la planche,il la lave avec de leau claire qu’ii jette dessus ,la fait soclier doucement auprès du feu , puis il cou-vre les parties les plus éloignées , & les hacheuresqu’on veut laisser les plus foibles , avec de cette mix-tion d’huile & de soif, dont j’ay parlé , asin quel’eau forte n’y pénétré pas davantage -, & ainsi cou-vrant à diverses fois, & autant qu’il veut les endroitsqui doivent estre les moins forts , il fait que les fi-gures qui sont devant, font toujours lavées de l’eau-forte, qui les pénétré, jusques à ce qu’il voye qu’el-les font assez gravées íùivant la force qu’il désiré leurdonner.
L’on so sort de deux fortes de vernix , l’un que l’onappelle mol, & l’autre dur -, Il y a aussi deux sortesd’eau-forte, l’une d’Affineur, qu’on appelle eau blan-che , & l’autre qu’on nomme de d’eau verte qui Cefait avec du vinaigre, du íel commun , du sel armo-niac, & du vert de gris. Celle- cy se coule sor les plan-ches, comme j’ay dit, & l’on peut s’en servir avecles deux vernix. L’autre au contraire n’est bonne quepour le vernix mol, & ne fe jette pas cemme l’autre ,
D ci d
Deux sorte >de Virhix,