400 DE LA PEINTURE;union & leur douceur : qu’on regarde comment íîfaut donner de la force, du relief, de la fierté, tkde la grâce aux tableaux : qu’on fait des remarquesfur les lumières plus bu moins evidentes, & en degrezde diminution fur les corps accompagnez de lumiè-res & d’ombres selon les accidens du lumineux, dudiaphane,de la nature du corps illuminé, del’aípectde celuy qui regarde, & des reflez en disserens degrez.
L’habitude que l’on prend en ces trois principalesparties s’appelle Maniéré qui est bonne ou mau-vaise , selon qu elle aura esté plus ou moins pratiquéefur le vray , avec connoiísence , & estude ; mais lemeilleur est de n avoir point de maniéré, Le bonou mauvais choix qu on en fait , fe nomme bonou mauvais Goufl. Ainsi dans la composition d unehistoire quand les figures font bien diípoíees avec debeaux groupes, & une belle election d’attitudes , sc-ion la necestité du sujet -, que les situations, & le plandes lieux sont conformes à la nature ,& qu’il n’y a riend’oublié de toutes les choses nécessaires à l’expression,on dit que cela est lien invente. >
Si eníùite toutes les parties sont desseignées gran-des, bien arrestées, & prononcées avec force tk net-teté , sens qu’il y paroisse rien de trop menu, ou detastonné & d’incertain, on dit cela est bien dejìeigné ,& de grande maniéré.
Si la lumière est bien choisie, pour faire avancerles parties ou les figures les plus proches,& que cet-te lumière soit bien répandue sor les masses, en sor-te quelle diminué peu à peu & avec douceur , 6cquelle finisse, & se termine dans une ombre large ,
dissuíe