L IV RE TROISIEME. 405néanmoins cet Ouvrage qu’un dessein, que l'on di-stinguera feulement par la couleur des crayons, oupar lencre dont on s’est fervy : Les uns employans avecles traits de la plume un peu de Lavis fait avec delencre de la Chine, ou le Bistre qui est de la íùye biendétrempée ; d’autres de la Sanguine • d'autres de laPierre noire , & ainsi chacun à fa fantaisie. Et l'on nedonne le nom de Peinture à quelque Ouvrage que cesoit que lors qu'on y employé des couleurs broyées àhuile ou autrement. Car encore qu’on fasse de fortbelles Figures avec des Pajtels ou crayons de differen-tes couleurs, qui font quasi le mefme effet que laPeinture, néanmoins on n’appelle pas cela Peinture,bien que pour exprimer la beauté de ce travail onpuisse dire que cela soit bien peint.
CHAPITRE IV.
De la Teinture a Fraipjue.
D E toutes les sortes de Peintures qui fe pratiquentaujourd’huy, il est certain quec’est dans cellesque l’on fait à Fraifque qu’un excellent Ouvrier peutfaire paroistre plus d’Art, & donner davantage de viva-cité à son ouvrage ; Mais pour s en bien acquitter, ilfaut estre bon Desseignateur,ôc avoir une grande pra-tique , Sc une forte intelligence de ce que l’on fait, au-trement l’ouvrage sera pauvre, sec, & désagréable,parce que les couleurs ne fe mellent pas comme à hui-le, ainsi que je diray cy-aprés.
Ce travail fe fait cqntre les murailles, & les voûtes
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