LIVRE TRO ISIE'ME. 405Les Anciens peignoientíurle stuc, Sc on peut voirclans Vitruve le soin qu’ils prenoient à bien faire les in- LiVi cha P- r-crustations,ou enduits de leurs bastimens pour les ren-dre beaux,& durables.Les Peintres modernes ont trou-ve néanmoins que les enduits de chaux Sc de fableestoienr plus commodes pour peindre, parce qu’ils nefeichent pas si-tost que le stuc -, Sc à cauíè encore qu’ê-tant griíastres, ils sont plus propres pour coucher lescouleurs, qu u n fond auffi blanc qu’est le stuc.
Dans cette sorte de travail on rejette toutes les Cou-leurs qui sont composées, Sc artificielles , Sc la pluspart des minéraux j Sc Tonne fe sert presque que desterres qui peuvent conserver leur couleur , Sc la def-fendre de la bruleurede la chaux, résistant à son selque Pline nomme son amertume. Et afin que Ton- Llv- " cll< 7 ‘vrage soit toujours beau , il faut les employer avecpromptitude, pendant que Tenduit est humide, Sc neretoucher jamais à soc avec des couleurs détrempéesde jaunes d’oeufs ,011 de colle, ou de gomme, commefont beaucoup d’ouvricrs, parce que ces couleurs noir-cissent, &n’ont jamais tant de vivacité,comme quandelles sont misos au premier coup : Mais principale-ment lors qu’on travaille àl’air, où ce retouché ne vautrien du tout. On a remarqué que les couleurs à fraisquechangent moins à Paris qu'en Italie, Sc en Languedoc,ce qui arrive peut-estre à cause qu’il y fait moins chaud,qu’en ces païs-là , ou que la chaux est meilleureicy.
Les couleurs qu’on employé font ;
Le Blanc ; il so fait avec de la chaux qui soit esteinteM y ait long temps, Sc de la poudre de marbre blanc „
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