Chaumé et Delabarre (1847), Walkhoff, (1860-62)Bobrinsky (1864), Schulz et Loffler (1864) quiprescrivent de presser la pulpe, puis de diviserle pressin et de l’épuiser avec de l’eau dans despresses filtrantes. Cette idée, qu’avaient déjàessayée (V. Basset) le comte Réal et de Baudri-mont, avant 1856, sur la râpure elle-même, estappliquée de nouveau à la râpure par Kessler(1863), et par Durieux et Roetger en 1867.
En 1864 Robert installe à Séelowitz ce qu’ona appelé la première batterie de diffusion. Lesbetteraves sont découpées en tranches d’unmillimètre d’épaisseur. Chaque batterie com-prend cinq à six vases. A mesure que le diffuseurde tête se remplit de cossettes fraîches, on yfait arriver de l’eau ou du jus chauffé à 70° Rdans un réchauffoir ouvert. La diffusion danschaque vase dure une demi-heure et toute l’opéra-tion se fait en quatre à cinq heures. La tempéra-ture moyenne de la diffusion est de 25 à 40° R.
La diffusion a été étudiée par Reich, Boden-bender, Scheibler, l’abbé Moigno, etc... qui ontfait ressortir l’influence qu’exercent les principespectiques quand la température est trop élevée,et qui ont discuté la question de 1’ « éclatement »des cellules (V. Adler).
En 1869-70 Wilkinson et Possoz installentleur procédé de macération accélérée et continuequi prescrit « l’amortissement » et la « lixiviation»suivie de pression (avec emploi de sulfites).
Skala (1870), Urbaneck (1873) transformentle réchauffoir ouvert de Robert en un réchauf-feur à faisceau tubulaire. Jacinsky (1873), Rie-del (1876) adaptent un calorisateur à chaquediffuseur (comme de Beaujeu). En 1875 on
emploie en Autriche les premiers injecteurs.En 1872-73 il y avait 64 diffusions en Allema-gne, 129 en Autriche et 29 en Russie .
En 1876, Quarez monte, en France , la pre-mière «■ diffusion » à Villeneuve-sur-Verberie. Lecoupe-racines était à plateau horizontal aveccouteaux Napravill (1876) et Goller (1877). Il yavait dix diffuseurs à calorisateurs et des pres-ses Klusemann. On avait préva le réemploides eaux résiduaires qu’on dut d’ailleurs aban-donner. Vers 1879 la maison Cail installe unebatterie tournante à Auffay.
En 1898 Garez préconisé de chauffer la cos-sette avec de la vapeur arrivant sous le coupe-racines et le jus de meichage à 98° dans unréchauffeur spécial. Quant au chauffage descossettes dans le diffuseur de tête avec de lavapeur (chauffage indiqué par Dombasle en 1833)il est repris par Woff (1868), Bergreen (1886),Heckmann (1893), puis par Rousseau, Guidet etSahut (1906) (vapeur de jus appelée par le vide)et par Kayser. Naudet (1900-01-04), à l'instar deGarez, réalise le chauffage en tête de la batterie,mais par une installation et une marche diffé-rentes, comportant une pompe de circulation.Comme procédés prévoyant une circulationpar pompe avec des installations spéciales, onpeut citer les procédés Jelineck et Taussig (1889),Mélikar (1894), Cerny et Mélikar (1900), Stef-fen (1902), Hyross-Rak (1902), Grière (1909).
L’échaudage Steffen (1902), qui fournit dujus de pression et des cossettes sucrées sèches,est installé dans une douzaine d’usines. On l’acomplété par une diffusion des tranches pres-sées (1909). Avec le procédé Bosse, nous reve-
nons aux presses (V. les rapports d’Aulard, 1911).
La macération ou diffusion continue préco-nisée par Martin et Champonnois (1834), Pelletan(1836), Reichenbach (1836), Robert (1871), Possoz(1872), Martikke (1875), Nàgler (1877), Largillière(1879), Perret (1879), Grauel, ffensel et Hamann(1879), Majert, (1890), Philippe (1896), Boutellier(1901;, Kessler (1902) etc., n’a pas trouvé droitde cité dans l’industrie. La diffusion continueHyross-Rak (1902) avec six ou huit diffuseurs-presses est installée dans quatre fabriques étran-gères. Camuset, Kohler prescrivent de faire lesoutirage dans le même sens que le meichage.Vivien en 1906 propose de faire circuler les jusen sens inverse dans la batterie. Pleiffer (1900)préconise la vidange à l’air comprimé. Manouryrecommande de rentrer, dans la batterie, leseaux de vidange, de presses, de la mélasse, oudes eaux-mères de sucraterie.
La teneur en eau élevée des pulpes était undes inconvénients de la diffusion. La presseemployée par Robert était insuffisante. Aprèscelle de Schottler, viennent celles de Klusemann,Kunze (1877), Selwig et Lange (1879), Bergreen(1891), Haase et Skoda , Bromberg, Paschen, etc.
Bianquet et Hamoir (1832) séchaient le pres-sin. La dessiccation des pulpes de diffusion esttentée par Robert, puis par Dufour et Massi-gnon(i876), (ceux-ci engraissent des bœufs avecde la pulpe sèche). Le four Meyer et Buttnerreçoit en 1888 le prix institué en 1884 par l’As-sociation des fabricants allemands. Viennentensuite les séchoirs Mackensen (1893), Petry etHecking (1894), Wernicke (1894-1905), Excelsior(Sperber) (1904), Impérial (décrit en 1907), etc.