Buch 
Histoire centennale du sucre de betterave : album illustré des reproductions de documents extraits de la collection de M. Jules Hélot / Edité en commémoration du Centenaire de la fabrication du sucre indigène par le Syndicat des Fabricants de Sucre de France
Entstehung
Seite
66
JPEG-Download
 

particulier, perfectionné par Claassen, est devenuun guide parfait pour la conduite de la cuite.

Le travail des bas-produits a été simplifiénotablement depuis vingt ans : d’abord par leprocédé de rentrée des égouts dans la cuite depremier jet, et ensuite par la cuite en grains des,bas-produits.

La rentrée des égouts de turbinage dans lamasse cuite de premier jet se faisait déjà, maistimidement et dans une faible proportion, lorsqueManoury, en 1894, préconisa les rentrées mas-sives comme un moyen d’extraire de suite lamajeure partie du sucre cristallisable et deréduire ou de supprimer le travail des emplis.

La cuite en grains des sirops d’égout, prove-nant du turbinage des premiers jets, prit nais-sance en France à peu près à la même époque quele procédé de rentrée des égouts à la cuite, et sefait, soit avec une amorce de sucre de premier jetpulvérisé dans le pied de cuite, soit en formantle grain directement dans l’appareil sur un piedde cuite de sirop d’égout riche ou même sur unpied de cuite de sirop vierge. La cuite est ensuite

alimentée comme une cuite en grains ordinaire,mais avec des sirops d’égout étendus d’eau;

elle doit se conduire très lentement en raison dela difficulté de cristallisation des sirops impurset dure vingt-quatre heures et même plus.

TRAITEMENT DES MASSES CUITES

A l’époque où l’on ne connaissait encore quela cuite au filet, le sirop concentré sortant del’appareil à cuire coulait dans un bac plat,

appelé rafraîchissoir, dans lequel commençait lacristallisation du sucre. La masse cuite refroidieétait introduite dans de grandes formes coniques,dites « bâtardes », que l’on portait dans un localmaintenu à une température constante d’environ20° à 25 0 appelé « empli », où s’achevait la cristalli-sation. Au bout de trente-six heures, les formesétaient transportées dans un autre local, chauffé440° ou 45 0 appelé «purgerie». Les formes placéessur pointe laissaient écouler spontanément lamélasse.

Au bout de vingt jours environ, lorsque ladessication des pains était suffisante, on les sor-tait des formes et ils constituaient le sucre brut.Ce sucre, trop chargé de mélasse pour pouvoirêtre consommé directement, recevait sa formedéfinitive par le raffinage.

Les sirops provenant de l’égouttage desformes dans l’empli et la purgerie étaient recuitspour subir une nouvelle cristallisation et l’opé-ration était renouvelée plusieurs fois, en donnantchaque fois un sucre moins pur et un siropd’égout plus épuisé, qui constituait en dernierlieu la mélasse.

Plus tard, 011 substitua aux formes bâtardesles caisses de Schutzenbach, en forme de pyra-mide tronquée, avec un fond en toile métallique,de capacité plus considérable que les bâtardes,et que l’on installa sur des*roues, pour en faci-liter la manutention.

L’adoption de la turbine et de la cuite engrains qui se suivirent de près, entraînèrent desmodifications profondes dans la préparation de

la masse cuite à sa sortie de l’appareil à cuire.

Vers 1880, Bocquin et Lipczynski construi-sirent le premier mélangeur refroidisseur demasse cuite, muni d’une double enveloppe oùcirculait l’eau froide, et d’un arbre garni depalettes; il servait à la fois à refroidir et à malaxerla masse cuite.

En 1885, Wulff imagina le procédé de cris-tallisation en mouvement qui fut introduit dansla pratique industrielle par Stammer et Bock de1888 à 1890. Ils l’appliquèrent d’abord à la cris-tallisation des bas produits en vue de la sup-pression du travail des emplis.

L’emploi des pompes à masse cuite, construi-tes d’abord par Selwig et Lange, et de l’appareilde Bocquin tiré de l’oubli, contribuèrent au succèsdu procédé. La cristallisation en mouvement futensuite appliquée au travail des premiers jets.

En 1896, Ragot et Tourneur imaginèrent lemalaxeur à refroidissement rapide dans lequeldes serpentins parcourus par de l’eau froide sontmis en mouvement au sein même de la massecuite à refroidir.

De nombreux procédés pour le travail desmasses cuites de premier jet ou des bas produitsfurent greffés sur l’emploi de la cristallisation enmouvement et des appareils de refroidissementou de malaxage. Ils ne diffèrent entre eux, pourlaplupart, que par de simples détails d’exécution.

En dehors de ceux de Steffen et Reymackers,cuite avec rentrées d’égout méthodiques, deManoury, cuite avec rentrées d’égout massives,nous citerons ceux de Huch et Lauke (malaxeur