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Histoire centennale du sucre de betterave : album illustré des reproductions de documents extraits de la collection de M. Jules Hélot / Edité en commémoration du Centenaire de la fabrication du sucre indigène par le Syndicat des Fabricants de Sucre de France
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LES MÉTHODES ANALYTIQUESEN SUCRERIE

Les premières méthodes qui servirent, aulaboratoire, à extraire le sucre de la betteravefurent basées sur l’emploi de l’alcool (Margraff,1762; Payen, 1825; Dubrunfaut, 1825; Pelouze ,1832; Péligot, 1839). — En 1832, Pelouze proposede doser le sucre par fermentation alcoolique,Frérny (1811), Dubrunfaut (1823), signalent lepouvoir déféquant du sous-acétate de plomb.

La polarisation, découverte par Malus (1811),est étudiée par Arago sur le quartz (1811), maisle véritable créateur delà polarisation sucrière estBiot , qui construit le premier rotatomètre (1835)et élabore les bases de l’inversion optique (1835-1843). Mitscherlich signale l’influence de la tem-pérature sur le pouvoir rotatoire du sucreinverti.

A l’occasion d’un concours ouvert en 1838,par la Société d’encouragement à l’industrienationale, Barreswill reçoit, en 1844, le tiers duprix pour sa méthode de dosage du sucre parles liqueurs cupriques (laquelle a pour base uneobservation de Trommer, 1841); le reste du prixest donné, en 1848, à Soleil pour l’inventiondu premier saccharimètre, et à Clerget pour saméthode d’inversion optique. Le poids normalinitial (16 gr. 47) est trouvé égal à 16 gr. 35 parClerget (1852) avec le saccharimètre Soleil, .àt6 gr. 19 par A. Girard et de Luynes avec le

saccharimètre à pénombre, construit en 1875 parLaurent, et à 16 gr. 26 par Mascard et Bénard(1899), et par Pellet (1900).

En 1850 Wentzke introduit en Allemagne , etperfectionne, le saccharimètre Soleil qui y rem-place peu à peu le rotatomètre de Mitscherlich ,dérivé de celui de Biot . A l’heure actuelle, onemploie, en sucrerie, les saccharimètres Laurent,Duboscq, Schmidt et Haensch, Peeters, Fric, etc.

Ihl (1887) indique le naphtol « pour recon-naître la saccharose. En 1884, Gubbe montre l’in-fluence de la concentration et de l’acidité sur lepouvoir rotatoire du sucre inverti. Pour l’inver-sion Clerget modifiée, qu’il préconise en Alle-magne , Creydt indique (1887) le coefficient d’in-version 142 que Landolt en 1888 trouve égal à142,4. En 1890, Herzfeld élabore la méthode alle-mande actuelle (avec ou sans raffinose) qui rem-place celle de Creydt. Les coefficients alle-mands 142,4 (Landolt), 142,66 (Herzfeld ) étaientsouvent associés, en France , à la méthode fran-çaise. E. Saillard (1907) montre que les méthodesfrançaise et allemande ont chacune leurs coeffi-cients d’inversion. La raffinose, découverte en1876 par Loiseau, est étudiée, après lui, par Ber-thelot, Cloizeaux, Scheibler, de Lippmann , Weis-berg, Aulard, etc. En 1888, Lindet indique unenouvelle méthode pour préparer la raffinose etétablit les formules correspondant à la méthoded’inversion (avec emploi de zinc) qu’il élabore.

En ce qui concerne lasaccharimétrie chimique,il faut noter que Fehling, puis Violette (1867 ), etc.indiquent des liqueurs cuivriques alcalines spé-

ciales qui sont encore employées. Feltz, Loiseau(1872 et 1873), Boivin, signalent les inconvénientsde ces liqueurs alcalines. Possoz (1872 et 1874)propose, pour les éviter, l’emploi d’une liqueurcuivrique au carbonate de soude et la réductionau bain-marie. Aimé Girard et Laborde (1876)montrent que les liqueurs cuivriques alcalinespeuvent donner de bons résultats si on opèrerapidement. Ils indiquent une méthode par peséedu cuivre après réduction de l’oxydule par uncourant d’hydrogène. Soxhlet, Maercker, Meissel,Allihn, en employant la méthode par pesée, dres-sent des tables que complète Herzfeld en pré-cisant la méthode actuellement employée enAllemagne .

En 1838 Péligot établit que les alcalis, aidésde la chaleur, détruisent le glucose et le sucreincristallisable. Possoz (1874), Dubrunfaut, s’oc-cupent déjà de l’action du sous-acétate sur lescorps réducteurs; Gill, Tucker, Spencer (1889),Edson (1890), trouvent que le sous-acétate enprécipite, observation confirmée par Prinsen-Geerligs, Pellet, Schrefeld, etc.

Jlréomètres. — Guyton de Morveau (1774) pro-pose un aréomètre pour doser les degrés d’eau ;il le gradue avec des solutions sucrées pures.Dubrunfaut (1830) dose les impuretés ou muci-lages de la mélasse, en se basant sur la teneuren eau, la densité du sucre et le degré Bauméou densimétrique. Pour établir le rendementprobable des produits épurés, Clerget (1848) sesert de la densité et de la richesse saccharineet Dubrunfaut (1851) de sa méthode mélassimé-