Tourteaux. — On dose le sucre total après avoirneutralisé la prise d’essai par de l’acide acétique(Sidersky) ou en s’aidant du nitrate d’ammo-niaque (Ost). On emploie un peu de déféquant.
Cendres. — Actuellement, on emploie l’in-cinération sulfurique de Scheibler (1864) avec lecoefficient de réduction de 0,9; auparavant, onemployait souvent la méthode (par carbonisationet lessivage) conseillée par Dubrunfaut (1831) ou laméthode par incinération simple. Violette (1873)montre que le coefficient à employer serait plu-tôt 0,8 et Saillard prouve qu’il est encore plussujet à variation depuis qu’on fait de la sulfita-tion. O11 établit le coefficient salin (Dubrunfaut).
Extrait réel. — A l’heure actuelle, on dosel’eau des produits épurés normaux dans desétuves à double paroi ou électriques, à thermo-régulateur (io5°-iio°) marchant sans pression ousous le vide, et on emploie le sable ou laponce fine (Weisberg) comme matière divisanteet des capsules de grand diamètre.
1{efractometre . — Dupont (1877), Strohmer(1879) présentent l’emploi du réfractomètrecomme possible en sucrerie. Hughes Main (1908)établit une table de concordance entre les indicesde réfraction et la teneur en sucre des solutionspures. De Lippmann , Prinsen-Geerligs, Lange,Aulard, Saillard, Staneck montrent les relationsentre les trois extraits (réfractométrique, apparentet réel) des produits d’usine.
Colorimètre. — Payen, puis Collardeau indi-quent les premiers appareils de cette espèce
Chaux. — Pour doser la chaux totale, on
emploie la méthode à l’oxalate ou la méthodehydrotimétrique de Boutron et Boudet (1866).Quelques procédés sont indiqués pour doser lachaux libre en présence ou non de chaux combi-née (chaux d’usine, tourteaux de carbonatation) :titrage au protoxyde de fer (Possoz, 1872), méthodeau nitrate d’ammoniaque, titrage à l’acide tar-trique (Herzfeld) ou à l’acide phénique (Lindet ).
Acide sulfureux. —Pour doser l’acide sulfureuxdans les produits sucrés, on a recours aux mé-thodes par titrage à l’iode ou par oxydation(Buisson) ou par distillation en l’absence del’air et dosage ultérieur à l’iode ou en poids.Saillard, en 1909, indique une méthode d’ana-lyse des gaz du four à soufre.
Indicateurs. — Pendant longtemps, on a em-ployé le tournesol (papier ou liquide) et le cur-cuma. La phtaléine du phénol, indiquée parLinck (1877), se répand de plus en plus.
Sucres bruts. — Payen (1846) propose le lessi-vage des sucres bruts par une solution alcoo-lique saturée de sucre pur contenant de l’acideacétique. Cette méthode est modifiée par Schei-bler (1875), Günning (1875), Dumas. Aimé Girardet de Luynes (1875) en montrent les imperfec-tions. Dubrunfaut (1851) propose, pour appré-cier le rendement des sucres, de tenir compte dela teneur en cendres et en inverti. Péligot.dans saméthode de 1851, propose le coefficient 5 pour lescendres carbonatées. La loi de 1880 supprime lestypes de sucre et prescrit d’établir le rendement-régie d’après l’analyse, avec un coefficient de ré-duction de 4 pour les cendres sulfuriques solubles
et de 2 pour les sucres réducteurs. Le coefficient 5(pour les cendres carbonatées) est introduit en1862-1863 dans les analyses commerciales parMonnier. Pour le commerce, on dose mainte-nant, en France , les cendres sulfuriques totales,les coefficients de réduction sont les mêmes quepour les analyses-régie.
Mélasses. — L’analyse commerciale est faite,en France , suivant la méthode Clerget indiquéepar Durin et Saillard (1903).
Somme toute, les méthodes employées, enpratique, pour doser les sucres dans les produitsde sucrerie, sont encore les méthodes ou appa-reils indiqués par Biot , Soleil, Clerget, Barres-will, mais ils ont été modifiés ou améliorés, oucomplétés.
Émile SAILLARD,
Ingénieur agronomeProfesseur à l'Ecoledes Industries agricolesde Douai .
Directeur du Laboratoiredu Syndicat
des Fabricants de sucre.
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Publications consultées : L’Agriculteur manufacturier, iS 3 iet 1882 ; Analyse des sucres et subst. sacch., par Clerget;Annales de physique et de chimie; Brochure sur le contrôlechimique, par Possoz; Le Sucre,par Dubrunfaut; Traité de lafabric., par Vivien; Traité de la fabric., par Beaudet, Pellet etCh. Saillard (1894); Genèse de la dig. aq., par E. Saillard(Jour, des Fab. de sucre, 1909 et Bull, des anc. élèves del’École de Douai , 1910); l’Inversion Clerget, par E. Saillard(Conf. Saint-Quentin , 1907); La Sucrerie belge ; et les publica-tions citées aux articles : Diffusion et Composition de la bet-terave, pages 58 et 120.