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Histoire centennale du sucre de betterave : album illustré des reproductions de documents extraits de la collection de M. Jules Hélot / Edité en commémoration du Centenaire de la fabrication du sucre indigène par le Syndicat des Fabricants de Sucre de France
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par an, tandis qu’en 1909, on en a introduit23 116 700 kilogrammes correspondant à 19 091 100kilogrammes de pâte de cacao, y compris les1 061 100 kilogrammes nets importés. Pourfaire avec cette quantité du chocolat à 65 p. 100de sucre, il a fallu 35 434 900 kilogrammes desucre cristallisé n° 3 et on a obtenu 34 346000 kilo-grammes de chocolat.

En outre, on a introduit en 1909, 324 300 kilo-grammes de chocolat, mais nous en avons exporté866 700 kilogrammes, d’où il résulte que nousavons consommé en fait 34203800 kilogrammesde chocolat, représentant une dépense de :

Valeur. . . . 90040493 fr. soit 66,450/0

Droits. . . . 25 58 oiii —- 18,88

_ l Droits. . . . 863 i 9 Ô 5 — 6,37

oucrc * < '

f Valeur . . . 11256931 — 8 , 3 o

Totaux. . . i 35 509500 — 100,00

La valeur du cacao en douane étant de42087351 francs, on a une différence de47953142 francs pour frais de toute nature etbénéfices ou 0,885 par kilogramme de chocolat.

Les quatre produits que nous venons d’étu-dier exigent beaucoup de sucre et occasionnentau consommateur français les dépenses globalesminimum suivantes :

Sucre employé. Dépenses globales,

tonnes p. 100 Francs

Café .... 194274 soit 62,49 572 858 735

Chicorée. . . 71 535 — 23 71999977

Thé. 9673 — 3 ,n 16700089

Chocolat. . . 35 233 ■— 11,40 i 35 5 o 95 oo

Ensemble. . 310715 100,00 797068301

La consommation totale en 1909 a été enFrance de 615713 tonnes de sucre; 50 p. 100 ontété absorbés par les quatre véhicules ci-dessus,le café à lui seul en a pris 324). 100.

Les droits d’entrée sur lesdenréescoloniales etles droits d’accise sur le sucre représentent dansles comptes ci-dessus une somme de 257 731 904 fr.,soit environ le tiers ; on peut apprécier combienla consommation de ces produits stimulants etnourrissants, si nécessaires à l’ouvrier, serait aug-mentée à son profit et à celui des producteurssi ces droits étaient supprimés.

Pâtisseries , etc. — Le sucre consommé sousforme de biscuits, pain d’épices, gâteaux, laitsucré concentré, fruits confits, etc., n’est paschiffré dans nos statistiques, mais nous pouvonsdire que ces industries sont en voie de dévelop-pement et qu’elles sont maintenant exportatrices.

En 1909 on a exporté de France :

Kilos de sucre

Sous forme de biscuits.. . i 2 Ô 83 o

Sous forme de lait condensé. 263 000

Sous forme de fruits confits.2578600

Sous forme de sirops et bonbons. . . 748 000

Sous forme de confitures. 365 000

Ensemble .4 081 430

Confitures. — Le prix de revient des confituresde fruits est en moyenne de 1 franc le kilogramme.Les ouvriers devraient remplacer la tartine debeurre qui coûte trois fois plus cher, par unetartine de confitures. En préparant des conservessucrées avec des fruits sauvages, tels que lesmûres, les myrtilles, etc., ou avec des légumes,citrouilles, carottes, tomates, rhubarbe, etc., onabaisse de beaucoup le prix de revient; l’on aainsi des légumes en toutes saisons, donnantune nourriture économique en hiver.

Il y avait, en 1909, 176 confitureries en France .

Le Syndicat des fabricants de sucre a institué

depuis 1904 des concours de confitures dansdiverses villes successivement. Le « Petit Jour-nal » a fait de même; MM. Hélot, Saillard, Vivienet d’autres ont fait, soit des conférences, soit destravaux pour recommander les confitures et veniren aide à l’ouvrier, mais tous ces efforts n’ont pasencore été suffisants.

Un moyen d’accroître la consommation dusucre en général, en dehors de la suppressiondes droits, réside dans les habitudes; on devrait,comme cela se fait dans certains pays, intercalerdes pâtisseries entre chaque service et mangerdes compotes ou des confitures avec les viandes.

Le sucre facilite la digestion.

Il faudrait un Procope,pour introduirel’usagedes marmelades, confitures, pâtisseries, dans lesrestaurants de toutes classes.

A. VIVIEN,

Ingénieur-chimiste.

Ancien f résidentde l'Association des Chimistesde sucrerie et de distillerie.