Buch 
Notice sur la vie et les travaux de Jean-Baptiste-Julien d'Omalius d'Halloy / par Édouard Dupont
Entstehung
Seite
10
JPEG-Download
 

j contribue, mais il faut toujours qu’elle soit accompagnée» de formes agréables. »

Son père insiste d’une manière non moins formelle.

a Rappelez-vous voire situation : sans être riche, vous» pouvez espérer une fortune aisée. L’amitié de nos conci-» toyens est une chose indispensable. Je sais que vous vous» en êtes déjà acquis, mais on est plus indulgent pour la» jeunesse que pour l'homme raisonnable. Il faut là-» cher d’être savant avec le savant, modeste avec l’igno-» rant, enjoué avec tout le monde. Conservez donc la gaîté» et soyez agréable par des riens. Alors on est recherché par» toutes les classes. Recherchez aussi les sciences d’agré-» ment, surtout tout ce qui a rapport à l’énonciation. Vous» ne parlez pas spectacle. Vous ne devez pas, j’espère, faire» votre résidence à Paris . Vous ne les retrouverez nullepart» et je vous ai tant recommandé de les suivre. Je liens pour» certain que vous ne voudriez pas me tromper. Vous ver-» rez à Paris nos compatriotes. Soyez poli envers eux ; faites-» leur visite à leurs manoirs, et entin de la politesse, sans» négliger vos études, s’il est possible. »

Leur fils tâchait d’être docile, mais avec toute la bonnevolonté du monde, il n’y parvenait pas Les extraits de sacorrespondance qui vont suivre feront juger de la finesse di-plomatique avec laquelle le futur géologue voulait amenerses parents à l’accepter comme naturaliste. « C’est principale-» ment pour la littérature, l’éloquence, etc., qu’on trouve le» plus difficilement ce dont on a besoin. J’ai suivi cette se-» maine quelques leçons de chimie données par M. Vauque-» lin, au collège de France,mais ces séances, qui font partie» d’un très-long cours, ne me convenaient pas. Vous sentez» avec quel plaisir j’apprends que M. Fourcroy ouvrira