AIGUILLES.
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par-dessus, et dans le sens de la longueur du rouleau, une couched’aiguilles epaisse de 1 centimetre et longue d’environ 45 centimetres,ce qui exige sept ou huit longueurs d’aiguilles ordinaires. On recom-mence une couche de petites pierres, puis un lit d’aiguilles, et ainside suite jusqu’au cinquieme lit, que l’on recouvre d’un sixieme litde petites pierres, et on verse sur le tout environ un demi-litre d’huilede colza. On replie alors la toile par les deux bords, puis par les deuxbouts, et on ferme le rouleau dont on etrangle les deux extrem itesQuand un certain nombre de rouleaux ontete prepares de cette maniere, deux hommesles prennent successivement et achevent deles lier ou de les serrer etroitement a l’aided’une forte ficelle, que Fon serre autour deehaque rouleau de maniere a lui faire de-crire une suite de spires qui se recouvrentmutuellement. Dans cet etat, les rouleauxsont envoyes ä l’atelier de polissäge.
» Le polissoir est compose de deuxchariots roulant sur des madriers de chene,au moyen de roues ä rainures maintenuespar des rails. Un des chariots s’avance pen-dant que l’autre recule. Ghaque rouleau, enferme dans un compar-timent qui correspond a l’un des montants verticaux du batien char-pente, roule continuellement tantöt dans un sens, tantot dans l’au-tre, soumis ä la forte pression de la table du chariot. Les caillouxrenfermes a l’interieur s’ecrasent peu ä peu, et leur frottement finitpar donner ä l’aiguille le poli dont eile a besoin. Lorsque les rou-leaux d’aiguilles ont ainsi tourne sur eux-memes entre les tablesä polir pendant dix-huit ä vingt heures, on les enleve, on lesdelie, on les deploie; on en retire les aiguilles toutes grasses et eou-vertes de cambouis; on les verse dans une sebile, on les recouvrede sciure de bois et de paille hachee, et on les introduit dans letonneau. La, elles sont soumises ä un mouvement de rotation prolongejusqu’ä ce qu’elles soient ressuyees et degraissees sur toute leur sur-face, et que leurs trous soient debouches.
» Du tonneau on les fait tomber dans le van de cuivre qu’on aeu soin de placer dessous. Le vannage s’opere comme celui du grain.La sciure vole, les pierres se separent, les aiguilles restent au fond duvase : elles sont dejä ressuyees et presque seches. On les verse dansun tiroir, on les met en ordre en executant Foperation suivante :
Fig. 61 .
Le tonneau a degraisser.