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LES ARTS ET METIERS 1LLUSTRES.
vrier pare de nouveau cette peau, la coupant legerement dans tousles sens et l’etirant a la fois : le dolage a, du reste, pour but Famm-cissement de la peau a la plus faible et ä la plus uniforme epaisseurpossible, afin de lui faire contracter une souplesse extreme sans pre-judice pour sa force de resistance.
La peau ayant ete dolee, on choisit deux etavillons bien sembla-bles; on les applique Tun contre l’autre du cöte de la fleur, legere-ment humectee pour qu’ils adherent un peu, et on leur fait subir deconserve l’operation de la fente , consistant a pratiquer dans le mor-ceau de peau les fentes marquant la Separation des doigts et le trourond sur lequel le pouce sera rapporte, s’il doit l’etre. La fente s’opereaujourd’hui au moyen d’emporte-pieces. a lames disposees convena-blement pour cet objet, souvent accompagnees de peignes dont lesdents tres fines percent d’avance les trous des coutures. Mais la meil-leure des machines-outils en usage pour cette Operation est sanscontredit la machine Jouvin, avec laquelle, au lieu d’un trou pourrecevoir le pouce du gant, c’est le pouce lui-meme qui se trouvedecoupe dans la meme peau que les autres doigts. Cette machine,perfectionnee a diverses reprises, a recu l’adaptation d’un balancier quiregle les coups representant chacun le decoupage d’un gant. Lescinq doigts d’une peau decoupee sont naturellement rapproches deceux de la peau correspondante pour former un gant, et reunis lesuns aux autres par des fourchette s et des carreaux decoupes a partdans des morceaux de rebut ou de qualite inferieure.
CONFECTION DES GANTS. — C’est egalement avec le secours d’unemachine, dont l’usage est devenu general, que les gants sont piqueset cousus, jusqu’a concurrence d’environ 2,500 points par chaquegant seulement.
Les gants, une fois cousus, reviennent au dresseur, qui introduitdans les doigts une baguette de bois verni, frottee depoudre de savon,sur laquelle il tourne et retourne chaque doigt ä son tour, etirant etaplatissant les coutures; la main et le poignet sont egalement etiressur les boules de la demoiselle; puis les gants sont enveloppes dans unlinge tres propre, legerement humide, et battus dans cette enve-loppe pour leur donner plus de souplesse et de moelleux, puis misen presse; apres quoi, etendus et aplatis avec gran-d soin, ils sontenfm dignes d’etre offerts en vente.
STATISTIQUE. — La France occupe, certes, le premier rang pour