FABRICATION DU PARCHEMIN.
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merie, a laquelle le parchemin ne pouvait servir, lui donna le coupfatal. Bientot on ne s’en servit plus guere que pour la redactiond’actes de grande importance, parce qu’il a une duree incomparable-ment plus grande que le papier. Aujourd’hui, au lieu de parchemin,on sait que les actes sont rediges sur un papier tres ignoble et treseher, et de qualite absolument detestable; mais c’est le progres. Leparchemin n’est pourtant pas entierement delaisse pour cet objet; etl’on n’a pas cesse d’en faire usage pour une foule d’autres que nousavons signales.
LA CORPORATION DES PARCHEMINIERS. — Les parcheminiers,dont l’industrie atteignait alors son apogee, furent reunisen Corpora-tion distincte au xvi 6 siede. Leurs Statuts dataient de 1545 et de 1550;ils furent modifies en 1654, comme ceux de la plupart des corps demetiers. L’Universite de Paris avait la haute surveillance de la Corpora-tion. Le recteur de l’Universite visitait lesparchemins et en fixait le prix,reservant pour l’Universite le droit d’aehat avant tout autre dient. En1548, le roi Henri II ayant fait acheter pour le parlement, la cham-bre des Comptes et les tribunaux de Paris , le parchemin qui leuretait necessaire, l’Universite intervint, forte de son droit sanctionnepar divers arrets du parlement, et fit saisir les parchemins en ques-tion; mais, cette fois, le parlement se prononca contre eile, fit leverla saisie et lui enleva le contröle du parchemin destine aux greffesdes cours souveraines. Les lettres patentes de 1654 ne laisserent plusa l’Universite de Paris que le choix de quatre maitres jures parche-miniers sur six qui regissaient la communaute.
La halle des Mathurins servit longtemps d’entrepot a tout leparchemin amene dans Paris . Les marchands parcheminiers etaientcontraints de l’y faire porter, sous peine d’amende et de confiscation.La vente s’en effectuait aux foires du Landit.
Liv. 181.
A. Bitard. — Arts et Met. — Rd. J. Rouff et O.
Liv. 181.