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Tome second.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

ment ce netait quun petit demi-cercle, boucle ou agrafe de fer, dairainou divoire ayant teile forme; mais Ton y en mit apres dor ou dargentet meme de pierres precieuses. Lon ne sait pas au vrai si ce netaitquun ornement exterieur ou si, outre cela, on sen servait a serrer etarreter les deux oreillettes du soulier. 11 y en a qui tiennent que cesCroissants etaient parsemes sur les souliers; dautres disent quil nyen avait quun sur le col du pied, qui servait a fermer le soulier etparaissait au-dessus comme une boucle ou agrafe.

Les grands magistrats enportaient de rouges du nom particulierde mullei. Getaient encore des souliers de pompe et de triomphe,comme nous apprenons dune inscription qui etait sur une pierre aRimini , dessee en lhonneur de C. Marius, vainqueur des Gimbres etdes Teutons. Les Romains en emprunterent la mode des aneiens roisdAlbe. Suivant ce que dit Dion, en parlant de Jules Cesar , il enportaitde meme, comme firent ensuite les empereurs, qui se les reserverentpour eux seulement et permirent aux consuls et aux triomphants denporter de dores, comme prouve Salmatius en ses notes sur Volpiscuset Trebellius Pollio; si bien que Spartien remarque, dans Alexandre Severe , comme une chose extraordinaire et contre la coutume, quilnen portait que de blancs. Les empereurs de Gonstantinople ne vou-lurent pas non plus permettre quaucun en portat de pourpre, suivantce que dit Corripus, la il decrit les habits imperiaux de Justin; etPaul Diacre , liv. XVI, dit que lempereurse montrait avecdes souliersde pourpre. Dans lempire dOccident, je vois que les empereurs enpermirent lusage aux papes, au moins pour leurs pantoufles, commenous apprenons du grand ceremonial des pontifes, il est question de« sandales de pourpre ornees dune croix dor » (sandalns rubeisaurea cmce signatis). Il y a encore deux choses a remarquer sur cessouliers-la. La premiere, quils etaient plus Lauts que les autres pourfaire paraitre les personnes plus majestueuses; la seconde estpourquoiils portaient le nom de mullei , dont les auteurs ne sont pas biendaccord. Feste dit que cestde mullare, qui signifie coudre, et Isidoredun certain poisson appelemwMws, de couleur rouge, a quoi saccordePline , liv. IX, chap. xvii.

Les empereurs ne se contenterent pas de la matiere ni de lacouleur, mais ils y ajouterent encore des rubis et des diamants tailleset faconnes diversement pour servir dune marque imperiale. Je nesais pas qui commenea a en porter de la Sorte ; la plupart des auteurstiennent que cest Diocletien . Je trouve, neanmoins, quHeliogabale en avait porte avant lui. Et Pline en parle comme dun abus .qui