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Tome second.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

tel quon le pratiquait il y a quatre mille ans et meme un peu plus,avec les principaux outils et appareils servant a la confection deschaussures et les ouvriers necessaires pour les manceuvrer.

Une courte description de ces figures nous fera penetrer dansles mysteres de cette manoeuvre antique et peut-etre un peuplus solennelle quil ne conviendrait ä notre epoque et surtout a notreOccident .

En procedant de gauche ä droite, notre gravure nous presentedabord un carre figurant une piece de cuir, et suivi de semelles desandales accrochees ä la muraille; dessous, en procedant de meme,nous trouvons une alene entouree de fil, entre un petit et un grosmaillet; plus loin, deux sandales achevees sont accrochees au mur demaniere ä etre vues de profil, montrant toutefois une ouverture ovalepar laquelle entrait le pied et la courroie passant entre lorteil et lepremier doigt; au-dessous, deux petits morceaux de cuir. Passonsmaintenant aux personnages.

Le premier perce une des oreilles de la sandale au moyen dunpoincon ou, peut-etre, dun tranchet a lame etroite; a sa portee setrouve un chevalet sur lequel louvrier posait evidemment le cuir quildevait tailler ou parer, et que eelui de nos jours remplace en generalpar une simple planche posee sur ses genoux; mais le corroyeur sesert encore aujourdhui dun appareil analogue, en bois tres dur, pourle meme usage. Le second perce la semelle avec un poincon, dont ilparait tenir la tete dans la bouche (action que nous ne saisissons pasbien, par exemple), ä lendroit doit etre fixee la courroie; h cotede lui, et superposes, sont trois autres outils : un peigne servant ä lapreparation dun fil ä plusieurs branches, unobjet quon peut croireun billot portatif et un troisieme marteau. La besogne du troisiemepersonnage differe peu de celle du preeedent. Sa position nous sembleplus naturelle, le poincon dont il se sert est bien visible dans touteson etendue; enfin, pres de lui, nous retrouvons le chevalet deja ren-contre, et sur ce chevalet trois outils nouveaux : le couteau a pied,remplace par le tranchet chez les cordonniers modernes, mais retenupar les bourreliers ; un poincon gros et court, et une corne criblee detrous quon emplissait dun corps gras et qui jouait alors le röle deboite ä suif, louvrier y plongeant, par le trou le plus a sa portee,son alene ou son poincon qui devra penetrer plus aisement dans lecuir une fois graisse. Quant au quatrieme ouvrier, il etend son cuir,en le pressant des deux mains, sur une Sorte de palisson, pour luidonner plus de souplesse, avant de le mettre en oeuvre; du moins