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Tome second.
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0UT1LS ET USTENSILES DIVERS.

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le milieu et depuis la plante jusquau cou-de-pied, quelquefois aussiautour du bas de la jambe, sil sagit des bottes ou bottines; silexiste des reliefs repetes, provenant des cors, durillons, blessuresou infirmites naturelles, il va. sans dire que loperation est repeteeautant de fois quil est necessaire. II y a des ouvriers specialistes pourla chaussure des pieds tout ä fait difformes. La mesure de la grosseurdu pied est prise avec un metre en cuir souple ou en etoffe, et estrelevee par consequent en centimetres. Jadis, on ny regardait pasde si pres ; une bandelette de papier suffisait a tout : on faisait unelegere dechirure avec l'ongle du pouce ä chaque mesure prise, etlaffaire etait faite aussi bien.

FORMES ET EMBOUCHOIRS. Prendre la mesure est bien certai-nement la premiere Operation ä effectuer, dans lhypothese dunechaussure a faire, et cest ce qui nous a decide ä parier de compaset de mesure avant tout.

Ce nest pas toujours, ce nest pas souvent meme celui quiprend la mesure qui fera les souliers ou les bottes. Dans la bou-tique ou le magasin, cest 1afTaire du patron ou de son represen-tant; lequel, ayant fait, choisit premierement les formes corres-pondant aux mesures. Nous nous occuperons donc maintenantdes formes.

La forme ordinaire. La forme est un morceau de bois durplein (frene, charme, alisier ou hetre ) auquel on a donne lappa-rence exterieure dun pied humain, sans en detacher les döigts et ensupposant quils sallongent sur une meme ligne. Cette forme nestpas exactement dun seul morceau, la saillie du cou-de-pied, decoupeeen forme de coin, dont la partie epaisse se trouve du cöte de louver-ture du soulier, y est rapportee a plein joint, pour etre retiree dabordau moment de deformer et faciliter ainsi loperation. II y a la pairepour la confection des- chaussures elegantes et vraiment bien faites,parce quen effet les deux pieds ne presentent pas tout a fait la memeforme, puisque leurs lignes sont, de toute necessite, disposees inver-sement; mais pour les chaussures denfants et les chaussures com-munes de femmes, ainsi que pour les souliers grossiers des ouvriersdes champs, on a lhabitude de se servir dune seule forme; de laSorte, on est moins bien chausse, la chaussure etant droite pour etremise a un pied cambre, mais si lon a soin de changer de pied chaquejour ses souliers, ce Systeme offre un avantage qui devient fort appre-ciable sij par un defaut de la marche ou toute autre cause, on a une